Récap de mes lectures de mai 2018

La cinquième saison

Allez savoir pourquoi, j’ai décidé de me lancer dans la lecture de tous les ouvrages ayant reçu le prix Hugo du meilleur roman. Ce prix récompense le meilleur roman de Science-Fiction ou de fantasy depuis 1953.

Pour simplifier les choses, je suis repartis de la fin de la liste et c’est la Trilogie de la terre fracturée qui s’est présentée.

Sacré en 2016 et 2017 (le 3e volet sera consacré en 2018), je me suis donc attaché à La cinquième saison, premier volet de la trilogie.

Autant le dire tout de suite : je n’ai pas accroché. Mais alors pas du tout.

Je sais pas si c’est le style ou les personnages sans charisme ou l’absence de cohérence de l’univers décrit, mais à part le twist de fin, rien ne m’a fait adhérer au propos.

Et je ne suis a priori pas le seul, car le moins que l’on puisse dire, c’est que les avis sont très partagés et très tranchés sur le sujet. A tel point que certains, dont je fais partie, remette en cause la pertinence d’un prix littéraire pour ce roman.

La vie en ordre

Malgré son sujet sérieux, ce livre est extrêmement rafraichissant. L’auteur y aborde des sujets pourtant a priori plutôt graves (rien de moins que la fin de vie) mais avec une légèreté et un humour extraordinaires. Inutile d’y chercher des détails précis sur ce qu’il vous faudrait jeter ou donner. Ce n’est pas vraiment le propos.

En revanche, l’ouvrage est truffé de principes généraux qui devraient guider tout un chacun dans son rapport à ses possessions matérielles et l’encombrement de ses placards.

C’est donc moins un guide du rangement qu’une véritable philosophie de vie à laquelle nous invite l’auteur, le tout axé autour de la problématique bien concrète et douloureuse du débarrassage du dernier lieu de vie d’une personne défunte.

Le leitmotiv est simple : « Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour vos proches » ! Message simple et efficace que l’auteur délivre de manière touchante et attendrissante dans un style tout aussi délicat que plaisant.

Une lecture précieuse !

Les leçons du pouvoir

Alors là, c’est presque tout l’inverse. Où alors si : si vous voulez savoir tout ce qu’il ne faut pas faire en terme de management et de leadership, ce livre est pour vous !

Parce qu’à part servir d’alibi pour une éventuelle nouvelle candidature présidentielle, de thérapie ou de liste d’excuses, le niveau global du livre est assez faible.

A l’issue de lecture, on a le sentiment très inquiétant que l’individu a découvert qu’être Président c’était difficile. N’importe quel citoyen un peu éclairé n’aura pas besoin d’être en fonction pour s’en rendre compte… Quand on parle de déconnexion des élites, ce n’est pas qu’avec le commun des mortels. C’est aussi avec la réalité des choses. Et ça, c’est inquiétant.

Au final, un livre sans surprise, qui pèse finalement moins lourd que ceux écrits par chacune de ses ex…

La porte de cristal

Tant qu’à avoir entamé une trilogie, autant aller au bout, même si je dois reconnaître que c’est à contrecœur.

Les griefs énoncés à propos de la Cinquième saison sont ici encore plus prononcés. Le style est inutilement lourd et complexe. La multiplication des personnages mal conduite et leur utilisation maladroite.

Un très mauvais moment de lecture. Hélas.

L’éveil du Léviathan

Je dois confesser avoir été un peu réticent à l’idée d’entamer cette série. Popularisée par une adaptation sur le petit écran et signée par des acolytes de George R. R. Martin, la hype autour de ce space opera ne me disais rien qui vaille.

Mais finalement, toutes ces craintes n’ont pas résisté au plaisir de la lecture. Comme quoi, il faut toujours donner sa chance à une oeuvre de l’esprit !

Bien écrit, avec des personnages attachant et au caractère très fort, ce premier opus nous propulse dans l’espace au milieu des conflits plus ou moins feutrés entre la terre et mars.

Lois d’être un simple « Game of Thrones » de l’espace, The Expanse propose quelque chose de nouveau dans l’épopée spatiale ou l’humain occupe la première place.

Ton monde vaut mieux que le mien (Critique)

Là encore, je renvoie vers ma critique. Pas nul mais bourré de défauts gênant.

A éviter.

Le procès Fillon

Avec Donald Trump, Emmanuel Macron et François Hollande, François Fillon aura été malgré lui l’une des locomotives littéraire de 2017.

Entre les livres d’investigation, les pour, les contre… Il y en avait pour tous les goûts. L’histoire en elle-même n’est pas terminée, même si l’on en entend nettement moins parler, et, un jour, quand la poussière sera retombée, on découvrira une fois de plus que les tenants et aboutissants n’étaient pas totalement ceux que l’on pensait.

Au milieu de ce maelström livresque, j’ai jeté mon dévolu un peu par hasard sur « Le procès Fillon », sans doute attiré par le titre qui laissait entendre que le propos ne serait pas entièrement à charge.

Et c’est le cas. L’ouvrage présente l’énorme avantage de proposer un très bon résumé chronologique de l’affaire. Chaque épisode y étant évoqué actuellement. On y découvre au passage de nombreuses explications sur le fonctionnement de la justice financière, chose qui n’est pas un luxe tant ce monde et ces règles sont d’une confisante complexité (savamment entretenue pour que les petites gens continuent bien entendu de ne rien y entendre…).

Si le parti pris politique est évident et en faveur du candidat malheureux, Il faut admettre que c’est de bonne guerre ! Après tout, nombreux sont ceux qui, sans savoir, ont tiré sur l’ambulance. Donc pourquoi pas plaider (raisonnablement) pour le bénéfice du doute.

Principal défaut, le récit se veut équilibré, entendu ne pas être trop à charge, mais en faisant ainsi il n’apporte pas de véritable conclusion ou de piste de réflexion, ne dépassant que rarement le cadre pur du factuel.

Mais en ces temps de « fake news », un ouvrage qui s’attache aux faits et seulement aux faits, on a envie de dire « tant mieux » !

Artémis

Ce livre est l’oeuvre de l’auteur de Seul sur Mars, livre popularisé par son adaptation cinématographique avec Matt Damon dans le rôle principal.

Cet ouvrage, qui se passe encore une fois dans l’espace, nous emmène sur la lune. L’héroïne va, au gré de péripéties toutes plus dangereuses les unes que les autres, sauver tous ceux qui ont élu domicile sur le satellite de la terre.

Très plaisant, palpitant et bien écrit. Chaleureusement recommandé !

Luna

Même décor, à savoir la lune, mais toute autre ambiance. Ici il est question d’intrigues familiales, de clans, de luttes industrielles et économiques. La lecture est un peu pénible et on se perd facilement dans toutes les ramifications de ces familles brésiliennes pour la plupart (sans que cette nationalité apporte véritablement quelque chose au récit). S’il y a bien un cliffhanger appelant à la lecture du second tome, pas sur que je poursuive l’aventure.

Le sang des 7 rois (Tome 3)

Si les deux premiers tomes mettaient en place l’univers et les grandes lignes de l’intrigue, on passe notre temps dans ce tome à marcher…

A tel point qu’on se fatigue presque à force de voir les personnages gesticuler pour se rendre d’un point à un autre sans que l’on soi en mesure de savoir vers quoi ils vont.

Si certains points de l’intrigue sont un peu approfondis, ce tome marque tout de même le début de la fin de la saga.

Ton monde vaut mieux que le mien de FM Santucci

Avec « Ton Monde vaut mieux que le mien », FM Santucci signe un premier roman maladroit mais rempli de bonnes idées et de bonnes intentions.
Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Maladroit dans la forme tout d’abord.

C’est tout bête, mais si l’écriture répond à certaines règles et conventions, ce n’est pas uniquement pour servir de carcan servile et castrateur. Au delà de la syntaxe, la mise en forme d’un récit, doit permettre au lecteur de savoir s’il s’agit d’une description, d’une pensée du narrateur, d’un dialogue, etc…
Or là, aucun dialogue n’est structuré selon les règles, avec des tirets, des guillemets, etc. Ici, tout est en italique seulement, y compris les pensées de certains protagonistes, sans qu’ils ne les livrent à voix hautes.
Cela rend la lecture pénible par moment sans que cela n’apporte ni profondeur supplémentaire au récit ni tension utile.

Maladroit sur le fond ensuite.

Il ne fait aucun doute que l’auteur nous livre ici un vibrant hommage à la Californie, à sa capitale Los Angeles et à sa culture ensoleillée.
Nul doute non plus sur le fait que l’auteur joue à plein la carte de la pop-culture technophile de ce début de siècle. Tous les noms de sociétés hi-tech (ou qui se prétendent comme telles) y sont nommées, ce qui constitue un bel exercice de contextualisation, mais vire vite au déclinologue fanserviesque.
Au final, cette toile de fond « technologique » est vite secondaire dans le récit et n’a d’intérêt que pour le dénouement final.
Si le récit nous dépeint de jolies descriptions de Los Angeles qui vous donnent l’envie de vous rendre sur place (à défaut d’y vivre faute de moyens suffisants), ce bel ensemble est rapidement mis aux oubliettes justement en raison de ce dénouement.

L’édifice narratif mis en place au fil des pages et dont on s’attend à ce qu’il culmine en une révélation et un twist renversant, s’écroule lamentablement lorsque l’on découvre, stupéfait, le motif capilotracté ayant servi au personnage principal pour bâtir son plan de « vengeance » sur plusieurs années. On en vient à relire l’explication tellement ça semble irréel.
Le tout étant prétexte à un happy-end forcé et dégoulinant de guimauve.

Seul rescapé de ce naufrage, un style particulièrement plaisant et un contre-pied des plus efficace pour déjuger la quatrième de couverture sur l’histoire d’amour naissante.

Ce que l’on retient au terme de cette lecture, c’est que l’auteur semble y évacuer un certain passif.
En témoigne les similitudes troublantes entre le récit et la biographie succincte de l’auteur en quatrième de couverture. D’autant plus troublantes, qu’en dehors des détails précis livrés qui témoignent d’une belle connaissance par l’auteur des lieux utilisés pour l’intrigue, la sous-intrigue en Côte d’Ivoire pourrait se dérouler partout ailleurs, dans le Poitou ou à Ibiza, sans que cela n’altère le récit. Sans le descriptif de l’éditeur, nous n’aurions pas ce sentiment bizarre de fiction-réalité.

Au final « Ton monde vaut mieux que le mien » constitue un livre paradoxalement agréable à lire mais qui souffre de trop nombreux défaut, même pour un premier roman. On peut se permettre de laisser de côté en attendant l’été et d’autres publications plus qualitatives.

Signe de vie : dans l’espace, on ne vous entendra pas pleurer

L’Histoire devrait nous avoir appris qu’il n’est jamais bon de jeter l’opprobre de manière trop catégorique et définitive sur les œuvres de l’esprit quelles qu’elles soient : films, musiques ou livres.
Certains à Libération savent qu’un jugement trop hâtif peut aisément se retourner contre vous quand le vent de l’histoire à tourné !

Malgré tout, conscient qu’une oeuvre jugée mauvaise à sa sortie peut devenir iconique et conscient que toute oeuvre de l’esprit est toujours porteuse d’une part d’humanité et témoigne de son époque, rien ne doit nous empêcher de débusquer la médiocrité, condamner la facilité et dénoncer ce qui est mauvais.

Tout ça pour dire qu’avec tout le respect que l’on doit aux créateurs, rien ne nous oblige a tout accepter pour autant.

Bon et avec tout ça, il en pense quoi du dernier Dos Santos ?

Bah a priori… pas que du bien…

On prend les mêmes et on recommence

Signe de vie est dans la même veine que les précédents opus de Sieur Dos Santos.
C’est probablement là sa seule vraie qualité : l’auteur est fidèle à son style et à son approche ou sa vision du genre romanesque.

C’est cohérent, et par certains aspects : courageux. Car bien que la formule d’écriture soit éculée, Dos Santos continue d’exploiter le filon. Difficile de se réinventer quand on tient une rente.

C’est cohérent, et par certains aspects : courageux. Car bien que la formule d’écriture soit éculée, Dos Santos continue d’exploiter le filon. Difficile de se réinventer quand on tient une rente.

Car c’est bien là que réside la plus grande force des romans de Dos Santos et qui réside dans sa plus grande faiblesse : le chemin est balisé, l’intrigue minimaliste, un pageturner élevé du fait de la haute prévisibilité des actions à venir, et surtout, l’impression de s’instruire à peu de frais.

Un Dos Santos, c’est comme une paire de charentaire : on se glisse dedans, c’est tout confort et on se laisse aller.

Malgré tout, ce n’est pas parce qu’un « truc » fonctionne qu’il n’est pas dénué de défaut. Et hélas, ils sont nombreux…

De vrais défauts

Il y a d’abord les écueils que l’on trouve dans tous les ouvrages de Dos Santos mais qui se trouve ici à un degré tel que l’on dépasse de loin les limites du supportable.
Et en premier lieu cette assertion empirique (et insupportable !) sur la véracité de toutes les informations scientifiques contenues dans l’ouvrage. Comme à chaque fois, le récit s’inspire ou s’appuie sur des fais « véridiques » et vérifiables : des fait divers, des théories scientifiques, etc.
Sauf qu’en conclusion de son ouvrage, dans une note finale abominablement longue (et qui résume tout l’ouvrage en 20 pages, bibliographie incluse !), l’auteur indique qu’il a quand même pu commettre des erreurs de retranscriptions de certains éléments, malgré la relecture et l’assistance de plusieurs intellectuels, universitaires ou chercheurs (portugais pour la plupart).
Où se trouve donc la vérité ?
Toujours dans le même domaine, certes l’ouvrage est documenté (on ne peut pas reprocher à l’auteur de ne pas s’être documenté sérieusement), mais la somme de connaissances accumulée cherche à être délivrée dans son intégralité ce qui d’une part rend le propos abscons par moment, mais surtout donne des scènes de dialogues improbables, absolument interminables et d’une lourdeur insupportable.
Véritables tunnels dans le récit, dont le rythme est déjà lent, on passe presque la moitié du récit à palabrer (sur des théories la plupart du temps) alors que le roman insiste par ailleurs sur l’aspect « contre la montre » du défi qui s’est engagé.
De cette avalanche de concepts, d’informations, de paraphrases de Wikipédia ou de notes de lectures condensées, on ne retient finalement que peu de choses.
Il serait tout à fait possible de parvenir au résultat en moins de temps et moins de pages.
Car si l’on dit des hommes politiques qu’ils « s’écoutent parler », Dos Santos aime incontestablement se regarder écrire.
De là découle les dialogues sans fin qui mériteraient largement d’être raccourcis, au profit de l’action.

A little less conversation

Une action que l’auteur semble ne pas beaucoup apprécier tant les scènes où il se passe effectivement quelque chose et qui n’implique pas uniquement des gens assis dans une salle en train de parler, ne sont pas bien écrites.
Dos Santos est bien plus à l’aise pour « vulgariser » des idées et des concepts scientifiques à travers la voix de certains de ses personnages que pour mener un propos romanesque.
Dans sa note finale, il écrit d’ailleurs que son roman cherche à expliquer des choses… Un roman raconte une histoire, qui peut traduire un point de vue, une opinion, etc.. mais en aucun cas servir de manuel scolaire ou d’ouvrage de vulgarisation.
La prépondérance du propos « documentaire » rend la lecture pénible et faire perdre de vue le caractère romanesque de l’ouvrage.
Dommage car du coup, il n’excelle ni dans un domaine ni dans l’autre…
A cela s’ajoute de vrais faiblesses d’écriture : abus du cliffhanger de fin de « chapitre », un suspens de façade du à quelques twists maladroits (mauvaise utilisation du fusil de Tchekhov), alors que dans le même temps, quand l’auteur se détache du factuel pour aller vers la pure fiction, la suspension consentie de l’incrédulité fonctionne plutôt bien.

Signe de vie ou rebond du chat mort ?

En résulte un sentiment très mitigé : l’ouvrage mériterait d’avoir moitié moins de pages ce qui n’enlèverait rien à son propos. Cela aurait obligé l’auteur à restreindre sa boulimie documentaire ou, tout du moins, à synthétiser d’avantage.

Du reste, le style de l’auteur se prête pour une fois assez mal à son propos et on aurait aimé un peu de prise de risque pour nous narrer quelque chose d’épique dans un style qui aurait pu l’être tout autant.

A lire avec prudence, car, au delà des concepts brassés, toute la documentation réunie et résumée correspond en outre l’idée que s’en fait l’auteur. Le propos, quoique se voulant scientifiquement objectif est donc quelque peu subjectif quand même.

S’il faut reconnaître un mérite à « Signe de Vie », c’est qu’un jour s’il ne reste que lui et que tous les autres auront brûlé ou seront perdus, les théories ou informations scientifiques qu’il brasse (et il brasse beaucoup), auront peut être ici leur dernière survivance. Les générations futures seront peut-être ravies de trouver là des traces d’un savoir perdu par ailleurs, comme d’aucun en leur temps furent émerveillés de retrouver les écrits survivants de Platon ou tant d’autres penseurs grecs. C’est tout ce que je souhaite à cet ouvrage, qui par ailleurs est oubliable…

Bilan de mes lectures d’avril 2018

Station : la chute

Un roman très particulier que celui-ci. Dans un style assez brut, le récit nous amène progressivement à éprouver de l’empathie pour un personnage qui, au départ, n’en n’appelle aucune. De la SF pure et dure mais qui y associe assez élégamment des questions existentielles. Je n’irai pas plus loin pour ma part sur ce livre, mais vous trouverez d’excellentes critiques ici, ici ou encore ici.

Annihilation

Premier volet de la trilogie du rempart sud et adapté par Netflix ce roman contient tous les ingrédients d’un acte manqué.

Comme souvent le pitch est alléchant mais c’est dans la réalisation que cela pêche… Quand l’énigmatique vire à l’abscons, c’est mauvais signe.

Il y a bien un petit quelque chose avec le casting 100% féminin qui donne un peu de personnalité au récit. Mais on tourne tout de même vite en rond et aucune des questions soulevées ne trouve de réponse…

Si on ajoute à cela le fait que ce n’est pas particulièrement bien écrit, ça nous donne un livre peu recommandable.

Fahrenheit 451

Il s’agit d’une relecture de ce grand classique. Ça fait du bien de temps en temps de revenir aux fondamentaux. Ce qui m’a toujours impressionné dans ce livre qui a marqué ma jeunesse, c’est, au delà de son thème angoissant, que l’auteur l’a rédigé en seulement neuf jours. A mettre entre toutes les mains pour éviter qu’un tel futur ne voit jamais le jour.

Le coup du paradis

Premier volet de la trilogie Yan Solo. Oui, en cette époque, tout le monde en France était convaincu que Solo se prénommait Yan. Sans doute le traducteur venait-il de Perros-Guirrec ?

Si ça n’atteint pas les sommets de certains autres space opera, le charme agit tout de même. On est heureux de découvrir une variation sur la jeunesse du plus célèbre contrebandier de la galaxie !

Le gambit du Hutt

Une bouffée de nostalgie à l’heure où la saga s’enfonce dans des abîmes de médiocrité marketing.

Des personnages haut en couleur, des contrebandiers par dizaine et une écriture enlevée. Que du bonheur !

L’aube de la rébellion

Fin d’une trilogie menée tambour battant avec un opus qui assume la lourde tâche d’assurer la transition avec « Un nouvel espoir ».

Si les dernières lignes du livre nous font glisser vers la scène mythique de la cantina, les pages qui précèdent ne sont hélas pas les plus inspirées. Le solo qui y apparaît est assez fantomatique par rapport à l’homme que l’on a suivi pendant trois opus et que l’on découvre dans les longs métrages.

Sans doute le biopic en préparation revisitera cet aspect des choses qui sont désormais exclues du canon officiel (ce qui est tout de même bien dommage).

Signe de vie (Critique)

Pas grand-chose à dire de plus que ce que j’ai déjà pu écrire. Je pense qu’après deux opus de cet auteur, je vais en rester là…

Mensonges et vérités (Critique)

Un des nombreux témoignage de l’intérieur sur ce qu’il se passe à la Maison Blanche en ce moment et les ravages provoqués par le blond à perruque…

Un excellent ouvrage, dont j’ai déjà dit le plus grand bien et dont la lecture est un régal pour quiconque s’intéresse un peu au leadership !

Toscane de Vincent Ollivier

L’auteur signe avec Toscane son premier roman en forme de thriller mais dont le propos tend indéniablement vers la satire et la dénonciation de tout ce que l’auteur semble abominer dans le comportement de certains de ses contemporains.

L’argent surtout, et le sexe, beaucoup, y tiennent une place prépondérante. Mais plus que l’argent, c’est la recherche de toujours plus d’argent qui est au cœur du récit, le tout articulé autour du personnage de Linda qui concentre toute l’intrigue, toutes les dérives et toutes les folies que commettent un à un les différents protagonistes.

L’auteur semble éprouver une véritable détestation pour ses personnages : rien dans leur personnalité, leur attitude, leurs actions ou leur comportement n’amène un début de semblant d’empathie pour eux.
Si l’on poursuit le récit jusqu’à son terme pour découvrir l’issue de certaines sous-intrigues, plus que pour la fin très prévisible dès le milieu du roman, rien ne nous permet de nous attacher à aucun de ces êtres sans âme.

La structure imbriquée du roman est intéressante et le fil du récit est alternativement poursuivi à travers le regard de l’un des cinq protagonistes principaux. L’intrigue avance donc via ces différents points de vue et un événement abordé brièvement par un personnage sera développé plus longuement un peu plus tard par un autre.

S’il n’en n’est pas moins intéressant, ce découpage porte néanmoins à confusion dans la gestion du temps et de l’espace. Les nombreux flash-back qui permettent de développer quelque peu la psychologie ou l’histoire des protagonistes, perturbent au final la lisibilité et sont au final pas si intéressant ou indispensables que cela. Sans ces derniers on n’a pas plus de mal à comprendre que ces gens là sont d’odieux salauds.
Dans la même veine, le découpage adopté rend vite prévisible la suite, ce qui anesthésie complètement ce qui devrait être le climax final.

Toscane est un bon premier roman, pas dénué de qualités d’écriture malgré une structuration brouillonne par moment. L’intrigue est finalement reléguée au second plan derrière le parti pris de l’auteur qui se consacre avant tout à la démolition en règle de la caricature que représentent ses personnages.
La fin, abrupte, laisse sur sa faim et aurait mérité un peu plus de soins. Prévisible, elle ne conclut pourtant par complètement le récit qui manque d’un petit supplément pour achever pleinement le récit.

Mensonges et Vérités de James Comey : touchant et profond

On ne tire pas sur une ambulance

Il restera probablement quelque chose des années de Donald Trump à la maison blanche. Si ce ne sont quelques tonnes de gravats quand le mur mexicain aurait fini de tomber, ce sera bien plutôt la masse considérable d’ouvrages rédigés par d’anciens collaborateurs ou simples partisans (ou opposants) qui sont presque tous unanimes dans leur contenu : cet homme est fou, imprévisible, lunatique, puéril et dangereux quoiqu’irresponsable.

Là où l’ouvrage de James Comey se distingue des autres, c’est qu’il est moins un livre de révélations, de règlements de comptes ou de revanche vis à vis de Donald Trump qu’un manuel à l’usage de tous ceux qui se trouvent un jour ou l’autre en situation de diriger une équipe.

Empreint d’une véritable sincérité, le propos de l’auteur va bien au-delà de ce que son seul titre, surtout dans sa traduction française, laisse entrevoir.

S’il est bien question de mensonges, poison qui parasite les relations humaines (même lorsqu’il s’agit de mensonges par omission ou destinés à ne pas froisser autrui), il est surtout question d’honnêteté. Honnêteté vis à vis des autres et vis à vis de soi-même.

Courage et rectitude

Mais surtout, James Comey, qui a exercé les fonctions parmi les plus lourdes de l’administration américaine (au point qu’on se demande comment sa vie de famille a pu y survivre), nous livre de précieux conseils sur ce qui constitue l’âme d’un bon leadership : confiance en soi et humilité.

C’est sa ligne directrice, apprise au fil du temps et de sa carrière, à l’aune des rencontres avec ceux qui furent tantôt ses supérieurs ou ses subalternes.

Loin d’être un pamphlet contre Donald Trump, malgré quelques pages en forme de réquisitoire, l’auteur se garde bien de juger. Donald Trump, ou plutôt les électeurs l’ayant porté dans le bureau ovale, seront jugés par l’histoire.

James Comey témoigne de cette histoire, y compris de son histoire personnelle, touchante, sans tomber dans un pathos excessif.

On termine la lecture par un « Quel gâchis » dont on souhaite qu’il serve néanmoins à quelque chose.

Une lecture très instructive, qui permet de remettre en perspective cette folle période, y compris ce qui a pu se dérouler sous les présidents précédents, loin du tumulte des fausses nouvelles et du sensationnalisme journalistique.

L’édition française aurait pu se fendre d’un petit explicatif de l’administration américaine : le néophyte sera perdu à cette lecture sans quelques éléments de compréhension supplémentaire.

Un livre dont la sincérité et la simplicité le rende tout à fait recommandé et recommandable !

Même pour Donald Trump…

Bilan des lectures de Mars 2018

La magie du matin (Critique)

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Loin d’être un adage désuet, cette formule ne vaut pourtant rien a elle seule. En effet, à quoi servirait-il de se lever tôt juste pour le plaisir ou le défi de se lever plus tôt que les autres si ce n’est pour faire quelque chose de ce nouveau temps trouvé ?

Ce petit livre vous permet de mettre en place une routine matinale efficace si vous courrez après le temps !

Le feu et la fureur

Ce type est un fou.

Non. Un fou peut potentiellement avoir une excuse. Lui, n’en n’a aucune.

On dit de lui qu’il agit comme un enfant. Mais à un enfant, on pardonne. Pour lui, il semble acquit au contraire que le tribunal de l’histoire sera impitoyable et qu’aucune circonstance atténuante ne pourra lui redonner un peu de crédit.

Mais au-delà de Trump, le livre nous éclaire sur tout son entourage, des personnages qui, vu de chez nous, sont finalement assez invisibles.

Dieu sait encore ce que l’avenir nous réserve avec cet énergumène, arrivé malgré tout au poste suprême sans en avoir ni le talent ni les capacités.

Mais s’il occupe physiquement le poste, la question reste entière à la l’issue de la lecture de savoir qui dirige réellement les Etats-Unis d’Amérique et leur politique…

150 phrases entendues à la machine à café

Un livre au Pitch rigolo qui compile pas mal de répliques cultes ou autres citations plus ou moins célèbres.

Toutes ne se prêtent hélas pas à être ressorties dans nos conversations du quotidien !

Cela n’en demeure pas moins un petit recueil sympathique de petites phrases auquel il ne faut rien demander d’autre que de tenir le rôle d’anthologie.

Fils de la nation

Déjà objet d’une bibliographie conséquente (sans parler de la production télévisuelle), Jean-Marie Le Pen est un personnage qui, quoi que chacun en pense, fascine d’une certaine manière et est un homme de médias (même s’il les a longtemps accusé de ne pas bien le traiter).

Autant dire que les mémoires de l’un des derniers dinosaures de la politique française du XXe siècle étaient très attendues.

Pas pour d’éventuelles révélations, d’autant que ce premier tome ne s’attache finalement pas à la période la plus polémique du bonhomme, mais bien plutôt parce, pour une fois, les choses ne son pas racontées par le regard et les mots d’un autre. Non que les faits aient été trafiqués par ceux qui s’étaient attachés auparavant à dépeindre l’histoire de Jean-Marie et des Le Pen, mais justement, on ne pourra pas dire (et l’auteur en premier lieu) que les propos ont été interprétés, etc…

Ce qui est écrit, est écrit. Les mots ont un sens et l’ambiguïté, toujours possible, est plus délicate à manier.

Sans surprise, on n’y apprend pas grand chose, à part peut-être l’épisode de l’officier Allemand presque tué d’une balle dans le dos.

Comme ce premier tome ne s’intéresse qu’assez peu à la politique et qu’il s’attache surtout aux jeunes années du tribun, le récit est plutôt « consensuel ». Tout juste y trouve t-on une digression sur l’immigration digne d’une fin de repas arrosé.

Le deuxième volet, prévu pour bientôt, sera à coup sur tout aussi instructif, mais beaucoup plus polémique… #popcorn

Thrawn

Une fois que l’on a goûté à la plume de Tymothy Zahn et découvert le personnage de Thrawn, on ne peut que ressentir le besoin de le retrouver. Si le personnage est à classer du côté des « méchants », sa personnalité est plus complexe et nettement moins manichéenne que l’on serait en droit de l’attendre. Le tour de force de Tymothy Zahn est de nous permettre de nous identifier à ce « héros » dont on apprécie la force de caractère et le flegme.

La langue géniale

Une déclaration d’amour au grec ! Le terme n’est pas volé.

Helléniste contrarié (et contrariant), la lecture de cette véritable pépite est une bénédiction.

Dans un style à la simplicité bienveillante, Andrea Marcolongo dédramatise complètement le sujet et ferait presque passer l’apprentissage du grec ancien pour un parcours de santé !

S’il ne faudrait pas nier les efforts à mettre en oeuvre pour dompter le grec ancien (mais quelle discipline ne demande ni efforts ni… discipline ?) l’approche du livre faire (re)découvrir les subtilités qui font la beauté de cette langue, dont les notre sont largement les héritières.

La richesse et la poésie de la langue grecque ne demande qu’à être découverte, même si vous n’avez aucune intention de lire du grec.

Même si pour vous, le grec constitue de mauvais souvenirs des bancs de l’école, je vous recommande chaleureusement la lecture de « La langue géniale » qui saura vous réconcilier avec cette belle langue !

J’ai tué le fils du chef

L’ouvrage de Denis Robert, s’il aborde la même affaire, ne se situe pas dans le même registre.

Il s’agit plutôt d’un exutoire destiné à tourner la page de cette affaire qui aura marqué la vie de l’auteur.

Jeune journaliste à l’époque des faits, cette affaire, comme pour beaucoup de journalistes sérieux ou d’hommes de loi, va lui coller à la peau. Tel un fantôme, ce feuilleton judiciaire va hanter l’auteur pendant toute sa carrière. Mais bien au-delà, le livre témoigne de la place que peut prendre l’affaire dans la vie respective de chacun de ses observateurs.

Une page que Denis Robert met un point d’honneur à tourner dans la conclusion de l’ouvrage, après avoir passé en revue tous ses souvenirs, illustré par ses articles, les photos d’époque, et un regard désormais plus détaché des faits.

Ce livre constitue une pièce majeure pour qui voudrait dépasser le cadre purement journalistique de l’affaire et la découvrir à travers les yeux, les mots et les sentiments de l’un de ses témoins privilégié.

Ready Player One

Décidément, un paquet de lectures aura été dicté par l’actualité ciné ou télévisuelle. Autant que faire se peut, je lis ce qui va être adapté avant de voir le résultat sur écran. Dans le cas de Player One, encore une fois, il valait mieux lire avant de voir. De nombreuses libertés ont été prises avec l’histoire alors que celle du livre était parfaitement adaptable en l’état.

Ce livre est une véritable bouffée de jeunesse pour qui a vécu dans les années 80 et 90 et un hommage vibrant à cette pop culture encore vivace, sans tomber dans les travers du fan-service ou à l’inverse dans la condescendance moqueuse que l’on a pu voir dans d’autres films ayant pour sujet le jeu vidéo. Pour ceux qui aurait seulement vu le film, je vous encourage plus que vivement à vous plonger dans cette lecture !

Armada

Du même auteur que Ready Player One, Armada ne parvient hélas pas à égaler la réussite du premier. Très inspiré de l’histoire du film Starfighter, le roman se laisse lire de manière assez plaisante mais on n’atteint jamais le même souffle épique que dans Ready Player One. Certains passages sont d’ailleurs assez plats et contrastes assez singulièrement avec l’ampleur (physique ou émotionnelle) de la scène qu’ils racontent. A recommander dans tous les cas pour ceux qui ont aimé Ready Player One (et les autres) !

Mon challenge lectures 2018

UPDATE AU 09/07/2018 : 52 livres / 52  : CHALLENGE REUSSI !

Cela fait longtemps que je me désespère de ne pas parvenir à lire autant que je le souhaiterais. Non que je lise peu – j’estime être dans une moyenne honorable – mais mes envies de lectures dépassaient de loin le temps que je pouvais y consacrer.

Problème insoluble ?

Comme le veut l’expression :

« Il n’y pas de problèmes, il n’y a que des solutions. S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème. »

Restait donc à trouver comment faire !

Issu d’une formation littéraire et historique, j’ai toujours énormément lu.
C’est en dressant le bilan de mes lectures de l’année dernière, année qui n’est certainement pas ma plus riche en matière de lectures mais pendant laquelle je renouais avec un volume relativement important , que je me suis fait la réflexion qu’il serait stimulant de garder le rythme et de se fixer un objectif chiffré de livres à lire sur l’année 2018.

Je connaissais le principe des « challenges », consistant à avaler un nombre donné d’ouvrage sur une période définie (en général un an), mais je n’y avais jamais prêté plus attention que cela. Trop de contraintes, trop d’autres occupations, etc…

Mais les choses changent (encore heureux) et mes envies aussi.
Entre les nouvelles publications dans mes genres de prédilections, les classiques manquant à ma culture ou que je souhaite relire, les anciennes lectures que je souhaite également dépoussiérer, les ouvrages à découvrir en dehors de ma zone de confort et les missions de critiques, mon horizon littéraire s’est considérablement élargi.

Partant de mon « score » de l’année dernière, je définissait un objectif raisonnable et atteignable, c’est à dire 25 ouvrages dans l’année.

C’est une valeur couramment choisie par ceux qui se fixent ce type de challenge.

Pour arriver à tenir cet objectif, dont le contenu restait pour le moment incertain (c’est à dire par rapport à ce qu’allait être ma liste de lecture), je mettais en place des dispositions simples (basiques) me permettant de dégager du temps de lecture :

  1. Me lever plus tôt le matin. C’est tout bête mais, entre autre choses, que je détaillerais plus tard dans l’année quand je parlerais du livre La Magie du Matin, cela permet de disposer de 30 à 45 minutes de lectures. Additionnées sur une année, cela fait pas mal de pages avalées !
  2. Toujours avoir le livre en cours ou un livre de secours sous la main : format papier ou numérique, via l’iPad ou le téléphone.
  3. Mais ce qui me fait vraiment gagner du temps de lecture, c’est la cure d’abstinence de toute consultation des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Youtube, etc…). On ne se rend pas compte du temps perdu passé sur ces sites pour des raisons tout à fait futiles.

Avec tout ceci, conjugué au fait que je lise relativement vite, m’a assez rapidement indiqué que je dépasserais les 25 ouvrages initialement visé.

Je révisais donc cet objectif en le passant à un livre par semaine, soit un total de 52 livres au total sur l’année.

Je réactualiserais cet article à mesure de la progression de ce challenge, outre les différents articles « critique » qui émailleront l’année.

La magie du matin d’Isalou Beaudet-Regen

La magie du matin fait partie de ses ouvrages « feel good » qui tâchent de vous faire positiver et vous donner les clés d’un quotidien plus radieux.

J’ai découvert ce livre grâce à Bertrand Soulier et l’ai intégré à ma pile à lire du mois de mars.

Prendre le temps

Quand on s’intéresse un petit peu aux maux de notre époque ainsi qu’à la vie des entreprises, on se rend compte que ce qui manque le plus aux gens, ce n’est pas tant de l’argent, de la gloire ou du pain, mais bien plutôt… du temps !

Du temps pour soi et ses projets, du temps pour sa famille et ses proches, du temps pour se cultiver, partager, du temps pour pouvoir faire convenablement son travail, du temps pour ne plus être obligé d’être de courir contre la montre…

Hélas, le temps est l’une des denrées les plus rare de notre époque. Contrairement à l’argent ou la nourriture, il n’existe pas de méthode ou d’outil pour en produire d’avantage.

Alors, comme pour la gestion de l’espace, on a inventé tout un tas de choses pour optimiser l’utilisation du temps comme les outils de productivité pour accélérer le traitement de certaines tâches ou leur mise en parallèle.

Mais quand on a fini de rembourrer tous les micro trous du planning pour y loger la moindre parcelle d’activité, il arrive un moment où c’est le trop plein. Alors, soit on se déleste d’un certain nombre d’activités, soit on tombe dans un burn-out, soit on augmente encore un peu plus sa surface de temps exploitable.

C’est cette troisième voie, qui permet d’éviter les deux premières, que nous permet d’explorer « La magie du matin ».

Encore un matin

Réputé moins extrême que le renommé « Miracle morning » (que je n’ai pas encore lu), la magie du matin propose une approche bienveillante, plutôt douce et qui permet de se mettre en ordre de marche pour gagner ces moments en plus dans une journée.

Entrecoupé de témoignages (dont certains un peu cul-cul quand même) l’auteur met en place progressivement tous les éléments pour nous emmener à enfin nous lever plus tôt et mettre efficacement à profit ce nouveau temps retrouvé.

Car à quoi cela servirait-il de se lever de bonne heure si cela ne visait que la performance ?

J’ai expérimenté cette méthode, qui n’a hélas pas résisté à des vacances en famille, et je voudrais retenter l’expérience pour vous en livrer ici un bilan plus complet.

Bilan des lectures de janvier et février 2018

La trilogie du Jedi Fou

Indéniablement ce qui aurait du être à la base des épisodes VII, VIII et IX de la saga galactique. A des années lumières des scenarii bancaux des opus filmiques de l’ère Disney, on y trouve une intrigue propre et maîtrisée, des personnages forts et attachant, des scènes de space opéra grandioses sans être grandiloquentes. Bref, on se réfugie dans cette lecture, roulé en boule sous la couette en pleurant toutes les larmes de son corps en repensant aux étrons projetés dans les salles obscures.

Terre et fondation

Fin en apothéose de cette grande fresque spatiale entamée pour ma part en 2017 !

Une lecture toujours aussi plaisante et qui débouche sur la révélation du pourquoi de toute cette entreprise. Un délice !

Le sang des 7 rois (Tome 2)

J’avais démarré la lecture de cette saga l’an dernier et à l’époque j’étais un peu dubitatif sur la suite qu’allait prendre cette série.

Mes doutes ont hélas été confirmés de tome en tome.

D’abord petite histoire médiévale-fantastique qui se prolonge en épopée heroic-fantasy plus classique, l’intrigue fini par partir dans une direction complètement WTF avec des vaisseaux spatiaux et un conflit galactique…

Carbone altéré

Adapté là encore par Netflix sans que le matériaux d’origine ne soit saccagé, ce roman se laisse dévorer sans peine. Proposant un rapport intéressant à l’immortalité sur fond d’enquête policière, le livre brasse énormément de choses à propos de la nature humaine et de ses travers. Une lecture passionnante dans un univers de SF maîtrisé de main de maître par son auteur.

Et toc !

Un livre au Pitch rigolo qui compile pas mal de répliques cultes ou autres citations plus ou moins célèbres.

Toutes ne se prêtent hélas pas à être ressorties dans nos conversations du quotidien !

Cela n’en demeure pas moins un petit recueil sympathique de petites phrases auquel il ne faut rien demander d’autre que de tenir le rôle d’anthologie.

Nano

Je suis enfin parvenu au terme de la trilogie « Greg Mandel » de Peter F. Hamilton, qui constitue l’une (sinon la seule) des incursions de l’auteur dans autre chose que du Space Opera. Toujours aussi plaisant à lire et concluant parfaitement toutes les intrigues ouvertes, on est presque triste de laisser là notre héros dans un final époustouflant qui tient bien ses promesses.

L’art subtil de s’en foutre

Un livre au titre (volontairement) provocateur mais qui renferme, sinon la solution à tous les problèmes existentiels, du moins quelques clés pour dédramatiser et avancer dans sa vie.

S’il est rempli de bons conseils, il ne faut évidement pas tout prendre au pied de la lettre et l’envisager surtout comme un témoignage personnel.

Néanmoins, c’est une lecture stimulante, à renouveler périodiquement selon moi (comme pas mal d’ouvrages de développement personnel en somme).

Gregory, la machination familiale

J’ai comme beaucoup de monde été marqué par « l’affaire Grégory ». D’autant plus que, né en 1984 – année du drame – j’ai pour ainsi dire toujours vécu avec.

La relance spectaculaire de l’affaire en 2017 a généré un déferlement de publications dans la presse (une constante dans cette affaire) et plusieurs ouvrages.

Celui de Patricia Tourancheau nous livre une approche très documentée, pour lequel elle est retourné interroger des protagonistes de l’époque.

Bien que l’on termine la lecture avec des soupçons, voire peut-être une intime conviction, l’auteur reconnait elle-même qu’aucune réponse claire n’existe à ce jour et qu’il faut attendre, encore, que quelqu’un parle…

Factuel et dépassionné, « Gregory, la machination familiale » constitue, à date, une bonne synthèse de l’affaire.