Bilan de mes jeux vidéo en 2017

Toujours à l’heure des bilans et au moment de démarrer sereinement 2018, petit retour sur les jeux vidéo sur lesquels j’ai perdu mon temps pris du plaisir tout au long de l’année.

2017 a été une grosse année pour moi en termes de jeux vidéos. C’est d’ailleurs actuellement mon hobby principal avant la lecture. Je suis pourtant loin d’être un « hardcore gamer » !

Longtemps joueur de World of Warcraft, j’ai délaissé ce jeu (et le genre MMO en général) après y avoir replongé quelques temps en 2016. Je diversifie davantage mes expériences de jeux en me frottant a différents style.

Voyons donc ce qui a été au menu de cette année passée !

The Witcher III : Wild Hunt

Bon d’accord, c’est un jeu que j’ai terminé en 2017 mais que j’avais laissé traîner une bonne partie de 2016, faute de temps.

Ça me donne une bonne excuse pour en parler ici !

Et qu’en dire sinon : « Waouh ! » ? Bon je sais, dit comme ça, c’est un commentaire un peu pauvre… Mais franchement, ce jeu est tellement un must que les superlatifs manquent.

Bien écrit, bien réalisé, des graphismes époustouflants (chose aisée de nos jours, mais ici cela reste vrai y compris sur des configurations modestes), un monde ouvert qui sert l’univers et le propos du jeu et pas seulement le discours marketing, des personnages haut en couleurs et attachant…

Bref : ce jeu est une tuerie ! Fidèle au matériau de base que constituent les livres sans en rajouter inutilement dans le graveleux pour buzzer sur l’aspect « sexe et nudité ».

Les deux extensions GRATUITES délivrées par les développeurs sont de véritables bijou également et on achève le soft à regret tant on prend plaisir à parcourir les immenses étendues vivantes quoique dangereuses !

Le peu d’empressement du studio à envisager une suite ou au moins un nouvel opus dans l’univers proposé en dit long sur le respect que les développeurs ont pour les joueurs et l’oeuvre originelle. EA devrait en prendre de la graine !

En attendant une telle opportunité, je compte poursuivre la lecture des livres originaux débutée en 2016 et redoute quelque peu l’arrivée de la série sur Netflix, en espérant qu’ils ne pondront pas un truc à la Bright

For Honor

For Honor est un jeu Ubisoft, sorti le jour de la Saint Valentin (GG les mecs) et auquel je joue encore actuellement.

Pour faire simple, il s’agit d’un jeu de baston dans un univers où les Chevaliers, les Samouraïs et les Vikings se fritent pour contrôler un territoire. Il s’agit bien entendu d’un monde imaginaire, dans un contexte de guerre millénaire. Tout le pitch du jeu repose sur le postulat que ces braves gens se battent sans savoir au final pourquoi tout cela avait commencé.

Il y a plusieurs modes de jeu : un contre un, deux contre deux, et quatre contre quatre dans un mode appelé « Dominion » et qui regroupe la majorité des joueurs. On peut jouer contre d’autres joueurs où contre une IA (IA qui peux également servir à combler les joueurs manquants lors des parties classiques).

On s’affrontent donc sur plusieurs cartes, aux dispositions variées, alternants les terrains dégagés, les bâtiments, des ravins où il est possible de jeter ses adversaires, etc. et selon différents modes de jeux : au plus fort des cinq manches, aux points pour le dominion, etc.

Il y en a pour tous les goûts et des modes de jeu ont encore été ajoutés récemment.

Le jeu repose sur un principe de compétition et chaque faction se bat pour contrôler le plus grand nombre de zone à la fin d’une saison. Une saison est composée de 5 manches durant chacune deux semaines. Nous en sommes actuellement à la quatrième saison. Chaque saison apporte son lot de nouveautés : nouvelles classes jouables, nouvelles cartes, nouveaux modes de jeu, etc…

J’ai énormément squatté la saison un que ma faction (les chevaliers) a perdue en bonne troisème place. J’ai un peu moins participé à la saison 2. Quant à la saison 3, je n’y ai presque pas touché. Je suis un peu plus assidu sur la saison 4, mais comme je suis un peu rouillé, je galère un peu !

Graphiquement le jeu est magnifique : les décors sont splendides, l’animation des personnages est fluide et irréprochables et puis on en prend plein les yeux !

S’il est toujours aussi joussif de « maroufler du péon » en multi, il faut bien admettre en revanche que la « campagne » solo tient tout juste du tutoriel un peu longuet plutôt que d’une vraie campagne. Quand on vient de terminer The Witcher, c’est un peu rude même si le jeu est très beau visuellement.

Le jeu semble plutôt bien vieillir et il y a toujours du monde prêt à se lancer dans la bataille. Les interactions avec les autres joueurs sont assez faibles au final et on enchaîne les batailles avec frénésie toujours en quête d’un équipement toujours plus puissant et stylé !

En conclusion, il s’agit d’un bon passe-temps malgré ses quelques défauts : répétitivité, modèles économique à base de lootboxes et season pass, comportement déshonorable de certains joueurs (mais cela ne fait-il pas partie du jeu ?).

A voir comment cela va évoluer en 2018, mais je continuerais certainement à y faire un tour régulièrement pour poutrer du viking !

Deus Vult !

Divinity Original Sin II

Trop peu de temps de jeu hélas sur ce RPG au tour par tour. Un style de jeu que j’ai trop peu pratiqué hélas, mais auquel je n’aspire qu’à progresser !

Les graphismes sont superbes et l’univers extrêmement bien écrit. En même temps c’est un jeu de rôle réputé pour sa qualité.

Je dois passer plus de temps à maîtriser les différents aspects du jeu pour en tirer vraiment profit.

Au menu de 2018 donc !

Prey (Critique)

Je ne vais pas m’étendre sur ce jeu, que j’ai certes terminé, mais avec un peu d’aide, comme je le disais dans l’article que je lui ai consacré.

Malgré les qualités indéniables du titre, je n’y ai pas encore retouché. Peut-être ne le ferais-je jamais.

Portal 2

Ah les soldes Steam ! L’occasion de faire le plein à peu de frais.

En l’occurrence ici pas pour une nouveauté mais pour un « classique » que j’avais en ma possession par le passé mais perdu lors d’un changement de PC.

Toujours agréable à refaire. Un jeu drôle, prenant, à la difficulté dosée. Je me suis même risqué cette fois-ci aux maps créées par les joueurs. Ardues mais plaisantes !

Vivement Portal 3 !

Everspace

Petit jeu découvert par hasard et sur lequel je ne cumule pas beaucoup de temps de jeu.

Le principe ? Le joueur pilote un vaisseau spatial dans un mode très arcade et doit passer de monde en monde en remplissant un certain nombre d’objectifs : détruire des vaisseaux ou des astéroïdes, collecter des objets, etc.

Ce n’est donc pas une simulation spatiale à la différence d’un Elite Dangerous mais les environnements spatiaux créés de manière procédurale sont très beaux et on prend énormément de plaisir de passer de l’un à l’autre. J’imagine que le niveau de difficulté augmente au fil du temps.

A confirmer en 2018 (sauf si Star Citizen sort cette année #LOL).

Playerunknown Battleground (PUBG)

Faut-il encore présenter cet ovni sorti de nulle part et au succès fulgurant ?

J’était passé relativement à côté et c’est au détour d’une vidéo Youtube et en voyant pour la première fois les principes du jeu que je me suis mis à me documenter sur le jeu.

Après quelques semaines, et voyant l’ampleur que prenait le phénomène, j’ai franchi le pas.

J’ai pas mal d’heures de jeu au compteur et il faut admettre que le soft est prenant. Les développeurs ont apportés pas mal d’améliorations au fil des patchs, même si je regrette le retrait (on espère temporaire) des effets météo (brume et pluie) qui apportaient un peu de piment aux parties.

Chaque partie est différente ne serait-ce que par le point de parachutage de départ, les joueurs en face de vous, l’aléatoire des loot, etc.

Je l’avoue, je suis un joueur assez prudent, adepte du camouflage et du « camping ». J’ai gagné pas mal de partie en la jouant fine, sans jouer le gibier ambulant !

Nous verrons ce que l’avenir nous réserve sur ce jeu, en espérant que le ranking ne lui fasse pas perdre son âme !

Redout

Addictif !

J’ai rarement enchaîné les parties sur un jeu vidéo aussi souvent que sur ce jeu. Il faut dire que le titre s’y prête et est clairement conçu ainsi.

La frénésie que procure la vitesse ahurissante des bolides que l’on contrôle est démente. Le jeu est par ailleurs plutôt bien pensé, avec des circuits variés, alternant courbes généreuse et tracés plus techniques. La physique des bolides est très réaliste et on prend un vrai plaisir à ajuster sa trajectoire au millimètre.

Seul bémol, les DLC… C’est pas sur le principe mais sur le prix demandé pour le faible contenu qu’ils proposent. Mais surtout, les courses supplémentaires sont intégrées dans la liste des courses qui défilent et qui s’enchainent et tu découvre qu’il faut payer au moment de lancer la partie. Frustrant.

Voilà. Donc le jeu de base est déjà excellent et assez riche. Si l’éditeur fait un geste sur les DLC, via un pack par exemple, je verrais si je cède à la tentation. Pour le moment, pas d’urgence !

Echo

Mon échec de l’année. Clairement. Juste devant mon run foireux sur Prey.

Cela arrive régulièrement que je ne termine pas un jeu ou que je ne l’exploite pas à fond pour les jeux n’ayant pas de fin scénarisée. Mais il est extrêmement rare que je me fasse rembourser un jeu… Et là, c’est ce que j’ai fait.

Le pitch du jeu est hyper alléchant : l’IA apprend de vous et tout ce que vous ferez pour vous défaire de vos adversaires se retournera contre vous. Le palais mystérieux dans lequel on évolue est superbe, notamment le travail sur la lumière qui est prodigieux.

Mais le problème, c’est que bien avant les deux heures au-delà desquelles le remboursement sur Steam n’est plus possible, et bien j’avais l’impression d’avoir fait le tour de la question. Mais surtout, les « reboot », c’est à dire les séquences d’extinction et de « redémarrage » du palais (qui se matérialisent pas un jour / nuit) étaient de plus en plus fréquentes. Cela donnait une expérience de jeu très saccadée. Alors bien entendu, cela participe de l’aspect anxiogène et renforce le sentiment de claustrophobie, mais cela hache tellement la progression qu’on a l’impression de devenir épileptique…

Si on ajoute à cela le fait que la fin du jeu ne semble pas apporter la satisfaction attendue, à savoir obtenir des réponses à tous les mystères soulevés pendant la partie (information lue à plusieurs reprises, par hasard, alors que je cherchais un peu d’aide sur un point précis), le jeu perd vite de son intérêt.

Je retenterais peut-être l’expérience un jour, à l’occasion de soldes probablement.

Ghost Recon Wildlands

Acheté sur un coup de tête (et une promo) je renoue ici avec les jeu estampillés « Tom Clancy ». Plus Splinter Cell (que j’ai tous fait) que Ghost Recon (le dernier que j’ai du faire doit remonter à plus de 10 ans… ), les critiques élogieuses de ce titre ont fini par me convaincre.

Je ne suis hélas pas allé très loin dans le jeu et n’ai pour le moment que pataugé quelques kilomètres en Colombie.

Le jeu est toutefois nettement moins linéaire que ne pouvaient être ses prédécesseurs et je n’aspire qu’à me replonger dedans en 2018 !

Mass Effect Andromeda (Critique)

Non, j’ai pas envie de reparler de ce jeu… C’est un fiasco intégral, à tel point qu’aucun autre Mass Effect ne pourrait voir le jour ! Quel gâchis. Prémonitoire de ce qui allait se passer avec Battlefront II tient…

Ce jeu est inutile. Passez votre chemin !

Need for Speed 2016

Un jeu clairement à oublier… Pauvre aussi bien graphiquement que scenaristiquement (bon, ok, les NFS sont pas réputé pour leurs scenario mais quand même…).

Des cut-scene interminables, une maniabilité sur PC abominable…

Bref, de l’argent jeté par les fenêtres !

Assassin’s Creed Origins

J’avais envie de terminer par ce jeu. Déjà parce que c’est celui que j’ai fait en dernier, mais surtout parce qu’avec tout ce que j’ai brassé comme mauvaises expériences, je voulais terminer par quelque chose de positif !

C’est mon jeu de l’année. Clairement !

D’une part j’aime beaucoup le franchise Assassin’s Creed. Pas assez pour les avoir tous fait, et j’avoue que le 3 m’a un peu déçu ce qui m’a éloigné de la série jusqu’à la sortie de celui-ci. Le rythme de sortie annuel n’encourage pas non plus : on a a peine terminé un opus qu’il faut enchaîner comme des hooligans dans une maison close en Allemagne pendant la coupe du monde.

Pour tout dire, j’étais parti pour laisser passer celui-ci encore. Black Flag, Unity et Syndicate ne m’avais pas du tout fait de l’oeil.

Et puis, en regardant d’un peu plus près, et par tendresse pour l’Egypte Ancienne (je voulais devenir archéologue quand j’étais petit !) je me suis laissé tenter. Bon, le black friday a joué aussi.

Et je ne regrette pas !

Tout y est mieux que dans mes souvenirs : les combats, les graphismes, la map énorme !, le contenu hyper dense, la tension de l’histoire, etc.

Bref, un pur bonheur ! Je me prend presque à rêver d’un nouvel épisode pendant la Rome ou la Grèce Antique, tant cette période se prête particulièrement bien à la série !

Sans parler du mode photo qui donne une dimension contemplative supplémentaire en plus des points de vues en altitude.

Ça a failli être un acte manqué et s’eu été dommage.

Si vous ne l’avez pas encore testé, je vous le recommande chaudement !

Ce que je souhaite pour 2018

De bons jeux avant toute choses. Des modèles économiques respectueux des joueurs et des développeurs. En effet, qu’y a t-il de gratifiant à faire coder un système de loot aléatoire dans des boites ?

De la nouveauté et de la prise de risque : arrêtons les reboot et les suites sans saveurs. Vivement de nouvelles licences, de nouveaux univers !

Je souhaite de bonnes découvertes. Steam est une place idéale pour découvrir. Je n’ai pas assez tenté en 2017, me limitant à de grosses licences « sûres » en termes d’expérience et de gameplay.

Enfin, vœux pieu certainement, j’espère tellement qu’on arrête avec la professionnalisation des joueurs. Dire qu’on envisage que cela puisse devenir une discipline olympique… Mais je vais passer pour un vieux con ! Je reviendrais sur ce sujet en cours d’année.

Je souhaite à ceux d’entre vous qui joue à leurs heures perdues de belles aventures !

Mass Effect : Andromeda, Space Drama

Précommandé en janvier. Reçu et démarré le jour de sa sortie, j’ai terminé Mass Effect : Andromeda il y a une petite dizaine de jours, et je voulais laisser reposer la pâte avant de livrer mes impressions.

Franchement c’est pas facile…

Non sérieusement.

Parce que je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment, ni que le jeu est foncièrement mauvais, mais en même temps il y a tellement de défauts qui, mis bout à bout, gâche tout de même un peu le plaisir.

C’est pénible, parce que ça sent bien l’amorce d’une nouvelle trilogie et qu’on se dit : « Bon, c’est un début un peu raté, mais la suite va être géniale » mais qu’on ne peut pas s’empêcher de penser « Ouais mais non. Si la suite est réalisée pareil, ça pu un peu du cul quand même… »

Bref. Trêve de billevesées et entrons dans le vif du sujet.

Mass Effect : ni bon, ni mauvais, bien au contraire

Je l’ai déjà dit un petit peu en intro, mais Mass Effect : Andromeda n’est pas un mauvais jeu. Ce n’est même pas un mauvais Mass Effect (si l’on met de côté qu’il n’y a pas de relais cosmodésique donc pas d’utilisation de ce fameux effet de masse…).
On retrouve ce qui a fait le charme de la trilogie originelle : exploration, combats, séduction (bon parfois à la truelle…), dialogues parfois interminables, etc…

Mais ce n’est pas non plus un très bon jeu. Ni le meilleur Mass Effect de l’histoire.
Évacuons d’ailleurs tout de suite le sujet : non, ça ne se déroule pas au même endroit dans l’univers, pas avec les mêmes personnages et les enjeux ne sont pas les mêmes.
Le seul lien avec la trilogie initiale (en dehors des eater eggs plus ou moins subtils) est exposé dans la « cinématique » de départ (plutôt bâclée d’ailleurs) qui ne prend tout son sens qu’une fois passée les premières minutes de jeu.

Donc ça s’appelle Mass Effect parce que ça a vaguement un lien avec l’univers initial mais surtout… parce que ça fait vendre !

Mais à la limite, c’est pas grave ! C’est de la SF, les mécaniques de jeu sont globalement les mêmes, pas de quoi s’exciter sur le titre. Le faire passer pour une toute autre franchise aurait été encore plus malvenu.

Dont acte.

Que vaut donc ce nouvel opus ?

S’il fallait le résumer en un mot, ça serait… « Meh » !

Ellipse totale

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas terminé le jeu à 100% (76% ça va ho hein !) en un peu plus de 44 heures, sans rusher non plus.
Je n’ai pas non plus manipulé le multi. Du tout. Jamais.
Je me contenterais donc d’évoquer la trame principale et certaines missions annexes.

Tout ça pour dire que, de mon point de vue, les critères pour évaluer un jeu sont :

  • Son scénario et sa narration
  • Son gameplay
  • Ses graphismes (attention sur ce point : il n’est pas question de course à la 4K 180fps kikoolol avec 4 SLI de 1080 Ti sous azote. Le jeu doit juste être suffisamment plaisant par rapport à ce qu’on nous donne à voir. Mais je pense que ça fera l’objet d’un autre article ici)

Bon, je vais pas m’attarder sur les animations faciales…

Non, pour moi, le plus gros défaut du jeu, c’est sa narration ! Et dans une moindre mesure, son scénario.

Sérieux les mecs ! Vous vous êtes relus avant de coder ?

Pour résumer ça, je vais prendre deux exemples. (ATTENTION : SPOILER INSIDE !!!)

Les architectes d’Eos et de Voeld

Tout se passe bien jusque là. On débarque sur la première planète. On débuggue le bordel en rallumant le caveau. Ça débloque la suite de la mission principale et du coup, sans se méfier, on décolle et on file vers la planète suivante.

Là on se dit qu’il fait bien froid sur cette planète mais surtout que ça a finalement été super rapide sur Eos.
Donc on prend d’avantage son temps et on débloque les 100% de viabilité de la planète, ce qui nous amène à la dernière mission qui consiste à aller sauver des scientifiques partis tremper leurs éprouvettes quelque part dans la glace et qui ne sont toujours pas rentrés.

Bon. Soit.

Donc on y va et là, patatras, on tombe nez à… pattes, avec une vilaine bebête que l’un de nos coéquipiers appelle très naturellement un « architecte ».

Euh. OK ! Vous avez été à la fac ensemble ? C’est un ex ? Vous êtes potes sur Insta ?
Non ? Bon bah alors bordel de merde comment tu sais comme ça s’appelle ???

Et là, c’est le drame. Parce que tu comprends que t’as certainement raté un truc sur Eos qui devait t’introduire la bestiole en question.
Mais tu comprends aussi surtout que l’exploration de chaque planète suit la même trame :

  • Tu débarques : « Oh là là, c’est pas vivable »
  • Tu décoinces les spots des stations
  • Tu allumes les monolithes
  • Tu rallumes le caveau
  • Tu poses ton avant poste
  • Tu boucles les 100%
  • Et en option, tu termine les missions annexes

« Bon, ben ça va être pratique et rapide de coloniser toute la galaxie d’Andromède et ses cinq planètes à ce train là ! »

Bref. Revenons-en à mon architecte.
Parce que ça n’a pas loupé. En retournant sur Eos et après l’avoir écumé en long en large et en travers, on lance bien une quête qui fait poper le premier « architecte » qu’on est censé croiser dans le jeu après une belle cinématique grandiloquente d’introduction.

Mais, non d’un petit bonhomme… non c’est pas ça que je voulais dire :

Nom de Dieu de putain de bordel de merde : si cette rencontre avec l’architecte sur Eos doit être la première dans le jeu, pourquoi vous n’avez pas fait en sorte qu’on soit obligé de le croiser dans le fil de la narration de manière fluide et naturelle ???
Ça coûtait quoi d’intercaler ça entre deux actions de la mission principale ?

Je dirais pas que les architectes sont super importants dans le jeu, même si on en croise un dans le final et que ça sert surtout à looter des trucs mais non d’un chien, ne pas avoir apporté plus d’attention à ce détail qui semble pour vous important puisque cela constitue le point final de chaque planète (facultatif il faut dire) ?

A minima ça déçoit.

Les reliquats

Ah !

C’est drôle ça aussi.

Bon, donc on se balade toujours sur Eos. On farfouille vers un monolithe, puisqu’on nous a dit qu’il fallait aller voir ce que c’était. Et là on tombe sur une alien qui tire sur d’autres aliens. Vu que les plus nombreux nous tirent aussi dessus et qu’ils ont une barre rouge au-dessus, on les dézingue (sans savoir si l’alien qui est toute seule est sympa ou pas, mais c’est un détail n’est-ce pas ?).

Une fois qu’on a bien fait chauffer les guns, qu’on recharge tout naturellement avec des munitions locales qui sont compatibles avec ce qu’on a ramené de la voie lactée (sérieux ?), on tape la causette avec la schtroumpfette.
Entre deux banalités et son 06, elle nous explique qu’elle a donné un petit nom aux vilains pas beaux qu’on vient de dessouder : les reliquats, parce que selon elle se sont les restes d’une autre civilisation, race, rayez la mention inutile.

Bref. OK. Ça sera plus simple pour se dire sur quoi on tire.

On continue d’explorer, on vole, on tire, etc. Et là on tombe sur le vilain lieutenant du méchant big boss de cette zone de l’univers. Oui, Donald Trump et Kim-Jong-Un on un alter-ego dans Andromède.

Effrayant.

Et ce vilain E.T. nous parle le plus naturellement du monde des reliquats.
Euh, on parle de la même chose ?
A priori oui. Ils ont une page Wikipedia dans le coin ?
Non. Donc c’est marqué dessus et la schtroumpfette n’a rien inventé ?
Non plus. Donc tu nous espionne ?
Toujours pas. Ah.
Dans ce cas là, comment tu expliques qu’en ne s’étant jamais vus, jamais parlés, jamais croisés, tu utilises le même putain de mot que nous ???

On appelle ça une élipse.
NON ! On appelle ça un putain de raccourci parce que ça aurait été trop long et trop cohérent de caler deux ou trois scenes de dialogues pour colmater les brêches dans ce qui ressemble à un naufrage creatif !

Et je parlerais même pas de la façon dont est balancé le nom des Jaardan à la fin…

Ce sont peut-être des détails, mais le diable est dans les détails et quand ça nuit à ce point à l’expérience de jeu, puisque la narration est l’un des piliers dans les RPG, on frise la correctionnelle.

L’open world est au bout du couloir

Les mondes ouverts, c’est cool !

Pourquoi c’est cool ? Parce que tous les éditeurs en font. Donc, c’est que ça doit être bien !

C’est vrai que les jeux couloirs, c’est chiant… Regardez les Splinter Cell, les deux premiers The Witcher ou… les trois derniers Mass Effect. C’est pas comme s’ils avaient été mauvais, délaissés par le public et, … mais… oh wait !

Blague à part, l’open world n’a de sens que s’il propose l’expérience de jeu qui va bien avec.

Dans Mass Effect : Andromeda, la liberté de mouvement est toute relative. Aucune planètes en dehors des cinq prévues par la trame principale ne sont visitables, et on a beau se balader pendant des heures sur les planètes, il ne s’y passera rien tant qu’on aura pas débloqué les scripts prévus par la trame principale.

Ici, l’Open World est simplement comme un couloir de bus à Paris : c’est plus large qu’avant et on peut y faire des zig-zag…

D’ailleurs, ça se sent qu’il a fallu le remplir ce vrai-faux couloir. Pour ne parler que de ça, j’espère que vous aimez les scanner. Parce que pour scanner, ça va scanner : les plantes, les consoles, les planètes, les détritus volants, les câbles, etc…

Bref. De l’exploration en WiFi qui était déjà l’un des reproches fait au deuxième opus. La réutilisation (ou l’hommage, c’est selon) se voulait subtile. Elle a pour le coup été un peu trop marquée.

La narration avec son rythme, ses codes, dans la forme qui a été choisie et avec les mécaniques de jeu mises en œuvres (sur lesquelles je reviens plus bas) servent un scénario qui lui non plus n’est pas exempt de certaines remarques.

L’histoire sans faim

Sans parler de Speedrun, je pense qu’il doit être relativement facile de plier la trame principale en moins de 24 heures de jeu.
J’avoue, j’ai pas cherché les records sur le net…

Le début de la partie est quelque peu alambiqué et ce n’est qu’après plusieurs heures de jeu qu’on voit enfin où ça veut en venir, dans un remake des mécaniques adoptées par Mass Effect 3 et son effort de guerre.

Une fois qu’on a compris ça, comme je disais plus haut, les choses se répètent. Du coup, le scénario est assez linéaire.

Un couloir que je vous disais…

« Dans l’espace, y a que le début et la fin qui comptent. Le reste, c’est du remplissage (ou presque) ».

Parce que bon, quand même, faut quand même avouer qu’on ne peux pas trop se douter au départ de la façon dont ça va se terminer.
Bon en fait si, mais faut admettre que ça prend pas forcément une tournure évidente.

Bref, on croit naïvement qu’on va devoir simplement survivre dans un environnement hostile et puis bam, en plein milieu on se retrouve à devoir botter le train du Voldemort local.

Ça donne d’ailleurs lieu au cliffhanger le plus poussif depuis celui de Super Mario Bros… le film ! Cliffhanger qui a au moins le mérite de nous dire qu’il devrait y avoir un autre opus et que ne sera pas obligé d’en rester là, sur notre faim…

Tout ça pour dire que le scénario est globalement assez convenu. Et pour illustrer ça, il suffit d’évoquer la première rencontre avec les Kerts. Dont on ne sait même pas d’où le nom vient sinon qu’il a été posé là dans les dialogues par les développeurs…

Les mecs quittent une galaxie prospère, qui doit juste gérer un petit problème avec une race alien (très) hostile (oui, oh ça va hein, chacun ses problèmes !), pour un voyage de 600 ans en stase.
Ils arrivent (presque) sans encombre, ce qui est déjà inespéré en soit – mais en même temps s’ils y avait eu un problème en route ça devenait tout de suite plus compliqué de justifier la sortie du jeu et ils auraient eu du mal à payer les gens de chez Bioware – et là, suite à un créneau raté, ils tombent sur des autochtones.

Premier réflexe de ces charmants locaux à la vue d’étrangers (certes armés) ? Leur tirer dessus sans sommation.

Sans doute des anciens du Ku Klux Klan.

Et vu qu’on est à des milliards d’années lumières de la voie lactée, cette forme de vie intelligente a du concevoir des armes extraordinaires et sans communes mesures avec notre arsenal terrien…

Attendez. Il tient quoi le gros balèze là bas ? Une ? Mitraillette…

Et puis c’est pas tout. Non seulement, ils ont des guns qui ressemblent furieusement aux notres, à croire qu’ils sont ravitaillés par des chinois contrefacteurs (non je n’ai rien contre la poste), mais en plus, ce sont des bipèdes anthropomorphes…

C’est quoi le truc ?

C’était plus simple de coder des humains moches ou c’est un parti pris scientifico-artistique ?

Je dis pas que c’est impossible de croiser des formes de vies semblables à la notre dans l’univers mais quand on a la possibilité de créer quelque chose de totalement nouveau et inédit, faut pas hésiter à se lâcher les gars !

Je passe sur la mécanique de l’histoire familiale bien pathos qui sert de colonne vertébrale à un pan du scénario et qui n’apporte finalement pas grand chose sinon nous faire jouer quelques micro secondes dans la peau de l’autre personnage pour bien nous montrer qu’il peut y avoir un gars ou une fille en héros principal.

Bref. Au milieu d’un scénario assez convenu narré assez inégalement, il y a heureusement le gameplay.

Ou pas…

« Y clique à droite, y clique à gauche, et il y est »

Bon, en termes de mécaniques de jeu, ça reste très classique : tu marches, tu cours, tu roule, tu voles, tu tires, tu recharges, etc… On a fait ça des milliards de fois dans tout autant de bon ou mauvais jeux.

Mais c’est qu’il faut bien se renouveler ma bonne dame ! Qu’est ce qu’on pourrait inventer pour donner du peps à notre triple A ?

« Tient, si on lui mettait un jetpack sur le dos pour que les sauts soient plus intéressants ?
Super idée Kevin ! Mais du coup, il faut leur donner des prétextes pour s’en servir.
On n’a qu’à foutre des plateformes un peu partout, et puis s’ils foirent leurs saut, ils remettent un petit coup et hop ! ils tombent au bon endroit
Génial !

Et voilà comment on transforme un RPG en puzzle game ou un jeu de plateforme…

J’ai déjà évoqué le cas des munitions universelles qui gâchent un peu l’immersion, parce qu’en plus d’être compatible avec des armes d’une autre galaxie, ces caisses de munitions permettent de remplir les chargeurs de tous les types d’armes : du pistolet au fusil de précision en passant par la gattling Kert…

Cohérence quand tu nous tient… (Attention : un univers de SF n’a pas besoin d’être réaliste, mais cohérent…).

Cela dit, on imagine assez bien que cela était rendu indispensable pour la partie multi… Mais c’est dommage.

Dans le même genre de truc dommage chiant : pourquoi, à chaque fois que je remonte dans mon vaisseau pour changer de caleçon, il faut forcément décoller pour se mettre en orbite ?
Sérieux ! C’est plus un vaisseau spatial, on dirait un bar à putes néerlandais : à chaque que tu es dedans c’est pour t’envoyer en l’air…

Mais bon, à la limite, tout ça, on peut s’en accommoder.

Non, la palme ça reste quand même le mode de déverrouillage des consoles reliquates…

Je le rappelle : on a parcouru des milliards d’années lumières en état de stase pendant 600 ans en étant parti à une époque déjà avancée de l’évolution humaine.
On débarque dans une zone inconnue, vierge de notre présence, chez des gens qui, s’ils existent, ne nous connaissent pas…
On s’amuse à bricoler leur technologie (petit miracle aussi soit dit en passant), et le dispositif de sécurité ultra avancé de cette espèce consiste en… des sudokus…

Oh putain !

J’ai rien contre les sudokus (ni contre les couilles au nord) mais dans le genre « je te casse toute idée d’immersion dans un univers galactique immense dangereux et majestueux » ça se pose là…

A ce rythme là, le prochain opus sera développé par Telltate et faudra jouer au morpion pour décider du sort de l’univers.

Remarquez que c’est raccord avec le look et le stuff des kerts : tant qu’à nous piquer notre dégaine et notre techno, prenez nos passe-temps de chiottes aussi !

« The beginning is the end is the beginning »

Le pire dans tout ça ?

C’est qu’on attend la suite au moins pour voir comment ils vont corriger le tir sur les points que la plupart des joueurs ont critiqués. Un peu comme cela avait été le cas d’opus en opus sur la première trilogie.

Perso, je vais me laisser encore du temps avant de relancer un new game + ou de tenter de toucher aux 100% sur ma partie principale.

Que retenir ?

Qu’il s’agit des fondations d’un nouvel arc narratif, maladroit par certains aspects mais néanmoins plaisant (malgré tout le mal que j’ai pu en dire).

Sur ce, je retourne sur For Honor.