Bilan du projet 365 (2015)

Comme les abonnés à mon fil Twitter ou mes connaissance sur Facebook ont pu le suivre tout au long de l’année écoulée, je me suis lancé en 2015 dans la réalisation d’un projet photo au long cours.

Il s’agit d’un projet 365. Le principe est simple : prendre et publier une photo chaque jour. C’est un challenge de taille. Hors de question en effet de publier jour après jour des clichés que l’on aurait pris auparavant ou de faire de longue sessions photos quand on en a le temps, de se faire un petit stock que l’on publierais au fur et à mesure.

Non, le but est véritablement de photographier chaque jour.

C’est à la fois un principe simple tout autant que contraignant. Il faut en effet dégager un peu de temps chaque jour pour prendre la photo (en passant un peu de temps pour la recherche du sujet, la composition, la prise de vue, etc…). Puis passer le temps nécessaire au développement de la photo sur son ordinateur. Et enfin, prendre le temps de publier la photo sur le net.

A la fin de l’année, tout ce processus prend de moins en moins de temps. La routine est bien en place, et la publication surtout est plus rapide. Surtout quand on s’appuie sur IFTT pour le dispatch automatique des publications sur les différents réseaux.

Le travail de retouche gagne lui aussi en efficacité. On retravaille ses clichés plus rapidement et on sait un peu plus instinctivement quels curseurs manipuler et comment.

Et bien entendu, c’est à la prise de vue que l’on s’améliore naturellement. La répétition de l’exercice et l’augmentation de la pratique affine le point de vue, l’oeil du photographe et la pleine prise en main des règles classiques de compositions (pour les suivre ou non !)

Autant le dire tout de suite : pari réussi ! 365 photos ont été prises et sont visibles ici : https://www.flickr.com/photos/broupm/albums/72157650047769361

Le challenge en valait la peine et il a été relevé. Ca n’a pas été sans quelques difficultés par moment, mais l’organisation mise en place à permis d’aller au bout.

Je consacre donc ce tout début 2016 pour réaliser le « making-of » du projet en évoquant la méthode, l’organisation mise en place, les outils de travail, ainsi qu’un historique de chaque photo et plus globalement une synthèse des clichés (mes tops / flops, les catégories, etc…)

Tout ceci sera visible sur le site web consacré à mon activité de photographe et plus particulièrement la section dédiée à ce projet : projet365.pierremariephotographie.fr

Des séries de vidéos viendront compléter ce making-of à travers des cas pratiques et des explications plus détaillées.

J’ai hate !

Inquisitio de Nicolas Cuche

Naufrage…

Petit préalable : je n’ai pas regardé la série à la télé, en dehors des quelques premières minutes qui m’ont très vite fait renoncé. Narration pauvre, mise en scène approximative. Bref, une saga ambitieuse, mais au rabais.

Quand j’ai découvert Inquisitio en librairie (oui, comme pas mal de monde, je repère les livres en librairie, mais je les commande sur Amazon ;)) je me suis dit « Pourquoi pas ! Après tout, on n’est pas à l’abris d’une surprise ».
Et surprise malheureusement mauvaise il y a eu.

Je ne reviendrais pas sur le traitement du contexte historique qui a déjà été largement commenté : poncifs et autres idées reçues sur le moyen-âge, l’inquisition et l’Eglise, à la limite de la malhonnêteté intellectuelle.

Si encore l’histoire développée au sein de ce contexte, pouvait rattraper le coup, on pourrait presque pardonner à moitié les errances historiques et idéologiques qui sous-tendent le roman et la série idoine.

Car c’est aussi là que le bas blesse.

Une intrigue policière sans rythme, avec des protagonistes sans charisme, dont les actions sont prévisibles. Et que dire de l’intrigue familiale dont on se demande ce qu’elle vient faire là en dehors d’apporter la touche « saga de l’été » chère à France Télé…

D’ailleurs, si on amputait le récit de cette variation familiale, dont le fait qu’elle ait été placée en scène d’ouverture laisse entendre qu’elle est la charnière de l’histoire alors qu’il n’en n’est rien, on arriverait à peu près au même résultat, les bordées dégoulinantes de bons sentiments en moins…

Car il apparaît clairement que la série à précédé le livre, qui n’est qu’une traduction sans saveur du scénario qui peine à retranscrire les émotions ou les véritables enjeux de l’intrigue.

Vite oublié

Bref. Ca se lit, vite de surcroit, ce qui présente au moins un avantage.

Si vous avez vu la série, même a 5€ sur Amazon, passez votre chemin. Pour les autres, à ce prix là, c’est une lecture d’été divertissante pour peu qu’on ne soit pas trop exigent sur le style et qu’on passe outre le parti-pris de l’auteur et la relative faiblesse de l’intrigue.