Recap’ de mes lectures de juillet 2018

La porte d’Abaddon (The Expanse Tome 3)

S’éloignant toujours plus du cœur du système solaire, l’humanité se voit offrir la possibilité de coloniser des mondes lointains en empruntant une porte mystérieuse sortie de nulle part.

Ecrivez un roman en 30 jours

Les mots ont un sens.

Contrairement à ce que beaucoup semblent attendre de ce livre, son titre n’est pas « Ecrivez un roman publiable en 30 jours » ou « Ecrivez un bon roman en 30 jours ».

Le livre de Chris Baty, initiateur du Nanowrimo (National Novel Writing Month ce qui dans la langue de l’oncle Sam veut dire National Mois National de l’écriture de nouvelles) consiste en un recueil de conseils, règles de conduites et autres astuces pour justement réussir le challenge du Nanowrimo.

S’il existait une recette pour pondre des livres facilement sans risque de se planter, ça se saurait !

Le Nanowrimo permet de mettre le pied à l’étrier et, sous forme d’un challenge haletant et un peu rude, de jeter les bases de ce qui pourra, un jour, devenir un best-seller (si c’est bien ça votre but).

Ayant déjà tenté plusieurs fois la Nanowrimo, parfois avec succès (sans toutefois publier derrière car c’était vraiment médiocre), parfois sans parvenir à aller au bout, ce livre est un bon compagnon pour garder la tâte dans le guidon.

Certains points pourraient d’ailleurs s’appliquer à d’autres contextes, avec certaines nuances toutefois, tant l’objectif du Nanowrimo tend vers la quantité au détriment de la qualité, ce qui n’est pas recommandé dans toute entreprise humaine !

Qui a piqué mon fromage ?

Un « classique » qu’il est bon de relire de temps en temps.

Simple et d’une efficacité redoutable, la courte histoire métaphorique qui met en scène les deux souris et les deux minigus, est un rappel à l’ordre salutaire sur l’attitude à adopter face au(x) changement(s) et pas seulement les plus gros.

Comme souvent en revanche, plus facile à dire (ou à lire) qu’à faire ! La vraie richesse du livre réside dans sa mise en application concrète 😉

La guerre du livre numérique

Les gens ont probablement déjà oublié comment tout a commencé pour la venue du monde du livre numérique tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Ce livre, appuyé sur les minutes du procès ayant opposé les parties prenantes du dossier (éditeurs, distributeurs, avec au premier chef Amazon et Apple), reviens en détails sur les étapes qui ont conduits à la situation actuelle.

Dans un marché qui se cherche encore et dans lequel de nombreux acteurs n’ont hélas pas encore pas confiance, ce petit ouvrage joue un rôle majeur de passeur de mémoire et nous éclaire dramatiquement sur la perception du livre numérique par tous les acteurs de la chaîne.

Les sanctuaires du mal (Critique)

Sans conteste le plus mauvais Terry Goodkind qu’il m’ai été donné le lire. Déclinant d’ouvrage en ouvrage, il est grand temps que cet auteur arrête les frais.

Un thriller soporifique, à l’intrigue poussive, rembourrés aux poncifs de vieux réac.

A fuir.

L’été des quatre rois (Critique)

Un « roman » historique ambitieux et quelque peu indigeste sur cette période charnière de l’histoire, assez méconnue par ailleurs de beaucoup de gens.

Prévoir beaucoup de temps (calme) devant soi pour en arriver à bout !

Initiation au jeu de rôle

Découvert par hasard lors d’une visite, elle-même inopinée, de la librairie spécialisée Trollune à Lyon, ce kit est pour moi une première incursion dans le monde merveilleux du jeu de rôle.

C’est un univers qui me démangeait depuis quelques temps déjà et je commençait à chercher un moyen d’y glisser un pied.

Après lecture et mise en oeuvre lors d’une (hélas) unique partie, force est d’admettre qu’il s’agit d’une bonne entrée en matière.

On regrette que l’intrigue soit extrêmement scriptée, mais c’est un passage obligé afin de guider au mieux nos premiers pas d’aventuriers. Toutefois, les marges de manœuvre ne sont pas larges et le Maître du Jeu (MJ) devra par moment trouver des trésors de créativité pour expliquer tel ou tel événement ou contrainte.

Le tout est excellemment bien présenté et plaisant à utiliser.

Cela donne envie de prolonger l’aventure !

Les feux de Cibola (The Expanse Tome 4)

Un huit clos magistral et qui met en lumière que même à des milliards de kilomètres de notre bonne vieille galaxie, nos problèmes de survie sont toujours les mêmes.

Tolkien, auteur du siècle

Tolkien est un monument, pas seulement de la littérature fantastique, mais de la littérature tout court.

Pour vous en convaincre si vous en doutiez ou que la lecture de la communauté de l’anneau vous a semblé être un interminable catalogue de paysages, vous devez lire cet ouvrage.

Si la présente édition française a été publiée en 2016, sa version originale date de 2000. Et cela en fait justement toute sa force et toute sa valeur car cela signifie qu’il a été écrit avant le raz de marée provoqué par la sortie des longs métrages de Peter Jackson qui a fait naître toute une génération de « geek » et autre « fan de fantasy ».

L’ouvrage de T.A Shippey revient donc en détail sur les sous-bassement même de l’oeuvre de Tolkien. Ce qui nous permet de comprendre certains choix, certaines orientation du récit, à l’aune de la vie de l’auteur, du contexte historique et surtout de la langue, véritable outil que Tolkien utilise avec brio.

Nous plongeant au cœur de la philologie, le livre ne nous sert pas une simple pseudo analyse des métaphores du récit de Fantasy comme d’autres ouvrages simplistes le propose. Au contraire, dans un propos très fouillé et précis, l’oeuvre de Tolkien est disséquée sous nos yeux et l’on découvre, fasciné, toutes les subtilités – de langue principalement – qui échappe à nos sens de lecteurs plutôt passifs.

Un chef d’oeuvre à propos d’un chef d’ouvre. Voilà en synthèse ce que représente ce livre que tout aficionados de Tolkien se doit de lire au moins une fois !

Warcraft, Chroniques 1

Dans une édition très soignée, richement illustrée, tous les aspects de l’histoire de la mythologie sous tendant l’univers créé par Blizzard y trouvent leur place.

Ce premier volume s’attache aux fondements même de l’univers et notamment les titans. Vous saurez tout dans les moindres détails.

Un must have pour qui s’intéresse à cette licence majeure !

Récap de mes lectures de juin 2018

Autorité

Deuxième tome de la trilogie du rempart sud, cet opus n’a finalement que peu d’adhérence avec le premier. On a l’impression d’être dans Matrix, à savoir avec un premier volet autonome, puis une suite en deux parties, incompréhensibles l’une sans l’autre.

Bon, à la différence notable de Matrix, le film des frères / sœurs Washowsky a été fait avec talent.

Ce n’est hélas pas le cas ici. Le style est hésitant, l’intrigue décousue et on s’en remet encore à ce stade à l’espoir que le dernier volet dissipera les nombreuses questions laissées en suspens, et ce depuis le premier volet.

Acceptation

Tant qu’à se faire mal, autant le faire en une seule fois. C’est un peu le principe du sparadrap : faut arracher d’un seul coup.

Donc pour ne pas mourir idiot et en finir avec cette trilogie entamée, je me suis imposé la lecture de ce dernier tome.

Comme pour les deux précédents, les mêmes défauts et pire, aucune des questions soulevées ne trouve de réponse.

Un calvaire. Heureusement terminé.

Les robots

A notre époque marquée par l’Intelligence Artificielle, la littérature anticipatrice d’Asimov est rafraîchissante.

Déjà à l’époque de l’auteur les questionnements sur le rapport entre l’humanité et la technologie était d’une acuité déconcertante.

Pour ne rien gâcher, le tout est plutôt drôle avec des personnages qui ont le verbe haut.

Un fondamental à avoir dans sa bibliothèque.

Le sang des 7 rois (Tome 4)

Si le tome précédent marquait le début de la fin de cette série, ce quatrième tome plante un clou de plus dans le cercueil.

Les personnages ne savent pas ce qu’ils font, ni pourquoi et encore moins où ils vont.

Le roman se dirige doucement sur la pente du grand n’importe quoi quand il commence a être question d’extra-terrestres…

Éclaircir les ténèbres (Critique)

J’ai déjà trop écrit sur ce livre qui oscille dans mon cœur entre le médiocre et l’oubliable.

La Guerre de Caliban (The Expanse Tome 2)

Cet opus donne encore plus d’ampleur aux intrigues mises en place dans le premier volet. Ne se contentant pas d’en livrer un simple prolongement, il enrichi considérablement le caractère des personnages et insuffle une profondeur incroyable dans l’univers mis en place.

Au surplus, ce tome introduit un nouveau personnage, dont l’importance ira crescendo dans la série.

Délectable !

Le Président a disparu

Au risque de paraître un peu « beauf », c’est l’une des bonnes surprises de l’année.

Signé James Patterson dont le succès industriel n’est plus à démontrer et de l’ancien Président des Etats-Unis Bill Clinton, ce roman se dévore littéralement.

Quoique basé sur une intrigue assez convenue, le fait qu’elle ait reçu les conseils de Bill Clinton pour donner plus de réalisme aux descriptions et aux situations rencontrées lui donne malgré tout une saveur particulière. Pour le reste, les conventions d’écriture à la Patterson sont respectées à la lettre. On aime ou pas !

1984 (Nouvelle traduction)

Au-delà du fond qui ne prend pas une ride, l’éditeur s’est cru obligé de proposer une nouvelle traduction. Mais en avions-nous réellement besoin ? Si cela permet de faire entrer une nouvelle référence au catalogue et de gonfler artificiellement les ventes, une nouvelle traduction apporte-t-elle vraiment quelque chose ?

Pour faire court : non. Pire, c’est un vrai carnage. Sous prétexte que le contexte actuel a changé, on argumente que les mots employés doivent changer aussi sous peine d’avoir un écart trop important entre le contenu (le livre) et le contenant (l’époque).

Sauf que le contexte dans lequel le livre a été écrit, lui, ne changera pas. En outre, le livre a été popularisé avec la traduction de l’époque. En travestissant cette traduction, on viole l’esprit dans lequel le roman est parvenu jusqu’à nous.

Comble du sacrilège, la « Novlangue », terme qui a fini par passer dans le langage courant dans nos contrées est remplacée par un vulgaire et aseptisé « Néoparlé »…

Sans vouloir passer pour un rétrograde passéiste, on aurait pu s’abstenir de commettre cette nouvelle traduction et on reviendra avec plaisir à celle originale qui n’a rien perdu de sa beauté.

Un défilé de robots

Suite de la publication des nouvelles d’Asimov au sujet des robots. Toujours aussi « drôle » et élégant.

La façon dont l’auteur envisage l’évolution même des robots, d’un statut « primaire » à des modèles de plus en plus évolués est fascinante.

Récap de mes lectures de mai 2018

La cinquième saison

Allez savoir pourquoi, j’ai décidé de me lancer dans la lecture de tous les ouvrages ayant reçu le prix Hugo du meilleur roman. Ce prix récompense le meilleur roman de Science-Fiction ou de fantasy depuis 1953.

Pour simplifier les choses, je suis repartis de la fin de la liste et c’est la Trilogie de la terre fracturée qui s’est présentée.

Sacré en 2016 et 2017 (le 3e volet sera consacré en 2018), je me suis donc attaché à La cinquième saison, premier volet de la trilogie.

Autant le dire tout de suite : je n’ai pas accroché. Mais alors pas du tout.

Je sais pas si c’est le style ou les personnages sans charisme ou l’absence de cohérence de l’univers décrit, mais à part le twist de fin, rien ne m’a fait adhérer au propos.

Et je ne suis a priori pas le seul, car le moins que l’on puisse dire, c’est que les avis sont très partagés et très tranchés sur le sujet. A tel point que certains, dont je fais partie, remette en cause la pertinence d’un prix littéraire pour ce roman.

La vie en ordre

Malgré son sujet sérieux, ce livre est extrêmement rafraichissant. L’auteur y aborde des sujets pourtant a priori plutôt graves (rien de moins que la fin de vie) mais avec une légèreté et un humour extraordinaires. Inutile d’y chercher des détails précis sur ce qu’il vous faudrait jeter ou donner. Ce n’est pas vraiment le propos.

En revanche, l’ouvrage est truffé de principes généraux qui devraient guider tout un chacun dans son rapport à ses possessions matérielles et l’encombrement de ses placards.

C’est donc moins un guide du rangement qu’une véritable philosophie de vie à laquelle nous invite l’auteur, le tout axé autour de la problématique bien concrète et douloureuse du débarrassage du dernier lieu de vie d’une personne défunte.

Le leitmotiv est simple : « Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour vos proches » ! Message simple et efficace que l’auteur délivre de manière touchante et attendrissante dans un style tout aussi délicat que plaisant.

Une lecture précieuse !

Les leçons du pouvoir

Alors là, c’est presque tout l’inverse. Où alors si : si vous voulez savoir tout ce qu’il ne faut pas faire en terme de management et de leadership, ce livre est pour vous !

Parce qu’à part servir d’alibi pour une éventuelle nouvelle candidature présidentielle, de thérapie ou de liste d’excuses, le niveau global du livre est assez faible.

A l’issue de lecture, on a le sentiment très inquiétant que l’individu a découvert qu’être Président c’était difficile. N’importe quel citoyen un peu éclairé n’aura pas besoin d’être en fonction pour s’en rendre compte… Quand on parle de déconnexion des élites, ce n’est pas qu’avec le commun des mortels. C’est aussi avec la réalité des choses. Et ça, c’est inquiétant.

Au final, un livre sans surprise, qui pèse finalement moins lourd que ceux écrits par chacune de ses ex…

La porte de cristal

Tant qu’à avoir entamé une trilogie, autant aller au bout, même si je dois reconnaître que c’est à contrecœur.

Les griefs énoncés à propos de la Cinquième saison sont ici encore plus prononcés. Le style est inutilement lourd et complexe. La multiplication des personnages mal conduite et leur utilisation maladroite.

Un très mauvais moment de lecture. Hélas.

L’éveil du Léviathan

Je dois confesser avoir été un peu réticent à l’idée d’entamer cette série. Popularisée par une adaptation sur le petit écran et signée par des acolytes de George R. R. Martin, la hype autour de ce space opera ne me disais rien qui vaille.

Mais finalement, toutes ces craintes n’ont pas résisté au plaisir de la lecture. Comme quoi, il faut toujours donner sa chance à une oeuvre de l’esprit !

Bien écrit, avec des personnages attachant et au caractère très fort, ce premier opus nous propulse dans l’espace au milieu des conflits plus ou moins feutrés entre la terre et mars.

Lois d’être un simple « Game of Thrones » de l’espace, The Expanse propose quelque chose de nouveau dans l’épopée spatiale ou l’humain occupe la première place.

Ton monde vaut mieux que le mien (Critique)

Là encore, je renvoie vers ma critique. Pas nul mais bourré de défauts gênant.

A éviter.

Le procès Fillon

Avec Donald Trump, Emmanuel Macron et François Hollande, François Fillon aura été malgré lui l’une des locomotives littéraire de 2017.

Entre les livres d’investigation, les pour, les contre… Il y en avait pour tous les goûts. L’histoire en elle-même n’est pas terminée, même si l’on en entend nettement moins parler, et, un jour, quand la poussière sera retombée, on découvrira une fois de plus que les tenants et aboutissants n’étaient pas totalement ceux que l’on pensait.

Au milieu de ce maelström livresque, j’ai jeté mon dévolu un peu par hasard sur « Le procès Fillon », sans doute attiré par le titre qui laissait entendre que le propos ne serait pas entièrement à charge.

Et c’est le cas. L’ouvrage présente l’énorme avantage de proposer un très bon résumé chronologique de l’affaire. Chaque épisode y étant évoqué actuellement. On y découvre au passage de nombreuses explications sur le fonctionnement de la justice financière, chose qui n’est pas un luxe tant ce monde et ces règles sont d’une confisante complexité (savamment entretenue pour que les petites gens continuent bien entendu de ne rien y entendre…).

Si le parti pris politique est évident et en faveur du candidat malheureux, Il faut admettre que c’est de bonne guerre ! Après tout, nombreux sont ceux qui, sans savoir, ont tiré sur l’ambulance. Donc pourquoi pas plaider (raisonnablement) pour le bénéfice du doute.

Principal défaut, le récit se veut équilibré, entendu ne pas être trop à charge, mais en faisant ainsi il n’apporte pas de véritable conclusion ou de piste de réflexion, ne dépassant que rarement le cadre pur du factuel.

Mais en ces temps de « fake news », un ouvrage qui s’attache aux faits et seulement aux faits, on a envie de dire « tant mieux » !

Artémis

Ce livre est l’oeuvre de l’auteur de Seul sur Mars, livre popularisé par son adaptation cinématographique avec Matt Damon dans le rôle principal.

Cet ouvrage, qui se passe encore une fois dans l’espace, nous emmène sur la lune. L’héroïne va, au gré de péripéties toutes plus dangereuses les unes que les autres, sauver tous ceux qui ont élu domicile sur le satellite de la terre.

Très plaisant, palpitant et bien écrit. Chaleureusement recommandé !

Luna

Même décor, à savoir la lune, mais toute autre ambiance. Ici il est question d’intrigues familiales, de clans, de luttes industrielles et économiques. La lecture est un peu pénible et on se perd facilement dans toutes les ramifications de ces familles brésiliennes pour la plupart (sans que cette nationalité apporte véritablement quelque chose au récit). S’il y a bien un cliffhanger appelant à la lecture du second tome, pas sur que je poursuive l’aventure.

Le sang des 7 rois (Tome 3)

Si les deux premiers tomes mettaient en place l’univers et les grandes lignes de l’intrigue, on passe notre temps dans ce tome à marcher…

A tel point qu’on se fatigue presque à force de voir les personnages gesticuler pour se rendre d’un point à un autre sans que l’on soi en mesure de savoir vers quoi ils vont.

Si certains points de l’intrigue sont un peu approfondis, ce tome marque tout de même le début de la fin de la saga.

Bilan de mes lectures d’avril 2018

Station : la chute

Un roman très particulier que celui-ci. Dans un style assez brut, le récit nous amène progressivement à éprouver de l’empathie pour un personnage qui, au départ, n’en n’appelle aucune. De la SF pure et dure mais qui y associe assez élégamment des questions existentielles. Je n’irai pas plus loin pour ma part sur ce livre, mais vous trouverez d’excellentes critiques ici, ici ou encore ici.

Annihilation

Premier volet de la trilogie du rempart sud et adapté par Netflix ce roman contient tous les ingrédients d’un acte manqué.

Comme souvent le pitch est alléchant mais c’est dans la réalisation que cela pêche… Quand l’énigmatique vire à l’abscons, c’est mauvais signe.

Il y a bien un petit quelque chose avec le casting 100% féminin qui donne un peu de personnalité au récit. Mais on tourne tout de même vite en rond et aucune des questions soulevées ne trouve de réponse…

Si on ajoute à cela le fait que ce n’est pas particulièrement bien écrit, ça nous donne un livre peu recommandable.

Fahrenheit 451

Il s’agit d’une relecture de ce grand classique. Ça fait du bien de temps en temps de revenir aux fondamentaux. Ce qui m’a toujours impressionné dans ce livre qui a marqué ma jeunesse, c’est, au delà de son thème angoissant, que l’auteur l’a rédigé en seulement neuf jours. A mettre entre toutes les mains pour éviter qu’un tel futur ne voit jamais le jour.

Le coup du paradis

Premier volet de la trilogie Yan Solo. Oui, en cette époque, tout le monde en France était convaincu que Solo se prénommait Yan. Sans doute le traducteur venait-il de Perros-Guirrec ?

Si ça n’atteint pas les sommets de certains autres space opera, le charme agit tout de même. On est heureux de découvrir une variation sur la jeunesse du plus célèbre contrebandier de la galaxie !

Le gambit du Hutt

Une bouffée de nostalgie à l’heure où la saga s’enfonce dans des abîmes de médiocrité marketing.

Des personnages haut en couleur, des contrebandiers par dizaine et une écriture enlevée. Que du bonheur !

L’aube de la rébellion

Fin d’une trilogie menée tambour battant avec un opus qui assume la lourde tâche d’assurer la transition avec « Un nouvel espoir ».

Si les dernières lignes du livre nous font glisser vers la scène mythique de la cantina, les pages qui précèdent ne sont hélas pas les plus inspirées. Le solo qui y apparaît est assez fantomatique par rapport à l’homme que l’on a suivi pendant trois opus et que l’on découvre dans les longs métrages.

Sans doute le biopic en préparation revisitera cet aspect des choses qui sont désormais exclues du canon officiel (ce qui est tout de même bien dommage).

Signe de vie (Critique)

Pas grand-chose à dire de plus que ce que j’ai déjà pu écrire. Je pense qu’après deux opus de cet auteur, je vais en rester là…

Mensonges et vérités (Critique)

Un des nombreux témoignage de l’intérieur sur ce qu’il se passe à la Maison Blanche en ce moment et les ravages provoqués par le blond à perruque…

Un excellent ouvrage, dont j’ai déjà dit le plus grand bien et dont la lecture est un régal pour quiconque s’intéresse un peu au leadership !

Bilan des lectures de Mars 2018

La magie du matin (Critique)

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Loin d’être un adage désuet, cette formule ne vaut pourtant rien a elle seule. En effet, à quoi servirait-il de se lever tôt juste pour le plaisir ou le défi de se lever plus tôt que les autres si ce n’est pour faire quelque chose de ce nouveau temps trouvé ?

Ce petit livre vous permet de mettre en place une routine matinale efficace si vous courrez après le temps !

Le feu et la fureur

Ce type est un fou.

Non. Un fou peut potentiellement avoir une excuse. Lui, n’en n’a aucune.

On dit de lui qu’il agit comme un enfant. Mais à un enfant, on pardonne. Pour lui, il semble acquit au contraire que le tribunal de l’histoire sera impitoyable et qu’aucune circonstance atténuante ne pourra lui redonner un peu de crédit.

Mais au-delà de Trump, le livre nous éclaire sur tout son entourage, des personnages qui, vu de chez nous, sont finalement assez invisibles.

Dieu sait encore ce que l’avenir nous réserve avec cet énergumène, arrivé malgré tout au poste suprême sans en avoir ni le talent ni les capacités.

Mais s’il occupe physiquement le poste, la question reste entière à la l’issue de la lecture de savoir qui dirige réellement les Etats-Unis d’Amérique et leur politique…

150 phrases entendues à la machine à café

Un livre au Pitch rigolo qui compile pas mal de répliques cultes ou autres citations plus ou moins célèbres.

Toutes ne se prêtent hélas pas à être ressorties dans nos conversations du quotidien !

Cela n’en demeure pas moins un petit recueil sympathique de petites phrases auquel il ne faut rien demander d’autre que de tenir le rôle d’anthologie.

Fils de la nation

Déjà objet d’une bibliographie conséquente (sans parler de la production télévisuelle), Jean-Marie Le Pen est un personnage qui, quoi que chacun en pense, fascine d’une certaine manière et est un homme de médias (même s’il les a longtemps accusé de ne pas bien le traiter).

Autant dire que les mémoires de l’un des derniers dinosaures de la politique française du XXe siècle étaient très attendues.

Pas pour d’éventuelles révélations, d’autant que ce premier tome ne s’attache finalement pas à la période la plus polémique du bonhomme, mais bien plutôt parce, pour une fois, les choses ne son pas racontées par le regard et les mots d’un autre. Non que les faits aient été trafiqués par ceux qui s’étaient attachés auparavant à dépeindre l’histoire de Jean-Marie et des Le Pen, mais justement, on ne pourra pas dire (et l’auteur en premier lieu) que les propos ont été interprétés, etc…

Ce qui est écrit, est écrit. Les mots ont un sens et l’ambiguïté, toujours possible, est plus délicate à manier.

Sans surprise, on n’y apprend pas grand chose, à part peut-être l’épisode de l’officier Allemand presque tué d’une balle dans le dos.

Comme ce premier tome ne s’intéresse qu’assez peu à la politique et qu’il s’attache surtout aux jeunes années du tribun, le récit est plutôt « consensuel ». Tout juste y trouve t-on une digression sur l’immigration digne d’une fin de repas arrosé.

Le deuxième volet, prévu pour bientôt, sera à coup sur tout aussi instructif, mais beaucoup plus polémique… #popcorn

Thrawn

Une fois que l’on a goûté à la plume de Tymothy Zahn et découvert le personnage de Thrawn, on ne peut que ressentir le besoin de le retrouver. Si le personnage est à classer du côté des « méchants », sa personnalité est plus complexe et nettement moins manichéenne que l’on serait en droit de l’attendre. Le tour de force de Tymothy Zahn est de nous permettre de nous identifier à ce « héros » dont on apprécie la force de caractère et le flegme.

La langue géniale

Une déclaration d’amour au grec ! Le terme n’est pas volé.

Helléniste contrarié (et contrariant), la lecture de cette véritable pépite est une bénédiction.

Dans un style à la simplicité bienveillante, Andrea Marcolongo dédramatise complètement le sujet et ferait presque passer l’apprentissage du grec ancien pour un parcours de santé !

S’il ne faudrait pas nier les efforts à mettre en oeuvre pour dompter le grec ancien (mais quelle discipline ne demande ni efforts ni… discipline ?) l’approche du livre faire (re)découvrir les subtilités qui font la beauté de cette langue, dont les notre sont largement les héritières.

La richesse et la poésie de la langue grecque ne demande qu’à être découverte, même si vous n’avez aucune intention de lire du grec.

Même si pour vous, le grec constitue de mauvais souvenirs des bancs de l’école, je vous recommande chaleureusement la lecture de « La langue géniale » qui saura vous réconcilier avec cette belle langue !

J’ai tué le fils du chef

L’ouvrage de Denis Robert, s’il aborde la même affaire, ne se situe pas dans le même registre.

Il s’agit plutôt d’un exutoire destiné à tourner la page de cette affaire qui aura marqué la vie de l’auteur.

Jeune journaliste à l’époque des faits, cette affaire, comme pour beaucoup de journalistes sérieux ou d’hommes de loi, va lui coller à la peau. Tel un fantôme, ce feuilleton judiciaire va hanter l’auteur pendant toute sa carrière. Mais bien au-delà, le livre témoigne de la place que peut prendre l’affaire dans la vie respective de chacun de ses observateurs.

Une page que Denis Robert met un point d’honneur à tourner dans la conclusion de l’ouvrage, après avoir passé en revue tous ses souvenirs, illustré par ses articles, les photos d’époque, et un regard désormais plus détaché des faits.

Ce livre constitue une pièce majeure pour qui voudrait dépasser le cadre purement journalistique de l’affaire et la découvrir à travers les yeux, les mots et les sentiments de l’un de ses témoins privilégié.

Ready Player One

Décidément, un paquet de lectures aura été dicté par l’actualité ciné ou télévisuelle. Autant que faire se peut, je lis ce qui va être adapté avant de voir le résultat sur écran. Dans le cas de Player One, encore une fois, il valait mieux lire avant de voir. De nombreuses libertés ont été prises avec l’histoire alors que celle du livre était parfaitement adaptable en l’état.

Ce livre est une véritable bouffée de jeunesse pour qui a vécu dans les années 80 et 90 et un hommage vibrant à cette pop culture encore vivace, sans tomber dans les travers du fan-service ou à l’inverse dans la condescendance moqueuse que l’on a pu voir dans d’autres films ayant pour sujet le jeu vidéo. Pour ceux qui aurait seulement vu le film, je vous encourage plus que vivement à vous plonger dans cette lecture !

Armada

Du même auteur que Ready Player One, Armada ne parvient hélas pas à égaler la réussite du premier. Très inspiré de l’histoire du film Starfighter, le roman se laisse lire de manière assez plaisante mais on n’atteint jamais le même souffle épique que dans Ready Player One. Certains passages sont d’ailleurs assez plats et contrastes assez singulièrement avec l’ampleur (physique ou émotionnelle) de la scène qu’ils racontent. A recommander dans tous les cas pour ceux qui ont aimé Ready Player One (et les autres) !

Bilan des lectures de janvier et février 2018

La trilogie du Jedi Fou

Indéniablement ce qui aurait du être à la base des épisodes VII, VIII et IX de la saga galactique. A des années lumières des scenarii bancaux des opus filmiques de l’ère Disney, on y trouve une intrigue propre et maîtrisée, des personnages forts et attachant, des scènes de space opéra grandioses sans être grandiloquentes. Bref, on se réfugie dans cette lecture, roulé en boule sous la couette en pleurant toutes les larmes de son corps en repensant aux étrons projetés dans les salles obscures.

Terre et fondation

Fin en apothéose de cette grande fresque spatiale entamée pour ma part en 2017 !

Une lecture toujours aussi plaisante et qui débouche sur la révélation du pourquoi de toute cette entreprise. Un délice !

Le sang des 7 rois (Tome 2)

J’avais démarré la lecture de cette saga l’an dernier et à l’époque j’étais un peu dubitatif sur la suite qu’allait prendre cette série.

Mes doutes ont hélas été confirmés de tome en tome.

D’abord petite histoire médiévale-fantastique qui se prolonge en épopée heroic-fantasy plus classique, l’intrigue fini par partir dans une direction complètement WTF avec des vaisseaux spatiaux et un conflit galactique…

Carbone altéré

Adapté là encore par Netflix sans que le matériaux d’origine ne soit saccagé, ce roman se laisse dévorer sans peine. Proposant un rapport intéressant à l’immortalité sur fond d’enquête policière, le livre brasse énormément de choses à propos de la nature humaine et de ses travers. Une lecture passionnante dans un univers de SF maîtrisé de main de maître par son auteur.

Et toc !

Un livre au Pitch rigolo qui compile pas mal de répliques cultes ou autres citations plus ou moins célèbres.

Toutes ne se prêtent hélas pas à être ressorties dans nos conversations du quotidien !

Cela n’en demeure pas moins un petit recueil sympathique de petites phrases auquel il ne faut rien demander d’autre que de tenir le rôle d’anthologie.

Nano

Je suis enfin parvenu au terme de la trilogie « Greg Mandel » de Peter F. Hamilton, qui constitue l’une (sinon la seule) des incursions de l’auteur dans autre chose que du Space Opera. Toujours aussi plaisant à lire et concluant parfaitement toutes les intrigues ouvertes, on est presque triste de laisser là notre héros dans un final époustouflant qui tient bien ses promesses.

L’art subtil de s’en foutre

Un livre au titre (volontairement) provocateur mais qui renferme, sinon la solution à tous les problèmes existentiels, du moins quelques clés pour dédramatiser et avancer dans sa vie.

S’il est rempli de bons conseils, il ne faut évidement pas tout prendre au pied de la lettre et l’envisager surtout comme un témoignage personnel.

Néanmoins, c’est une lecture stimulante, à renouveler périodiquement selon moi (comme pas mal d’ouvrages de développement personnel en somme).

Gregory, la machination familiale

J’ai comme beaucoup de monde été marqué par « l’affaire Grégory ». D’autant plus que, né en 1984 – année du drame – j’ai pour ainsi dire toujours vécu avec.

La relance spectaculaire de l’affaire en 2017 a généré un déferlement de publications dans la presse (une constante dans cette affaire) et plusieurs ouvrages.

Celui de Patricia Tourancheau nous livre une approche très documentée, pour lequel elle est retourné interroger des protagonistes de l’époque.

Bien que l’on termine la lecture avec des soupçons, voire peut-être une intime conviction, l’auteur reconnait elle-même qu’aucune réponse claire n’existe à ce jour et qu’il faut attendre, encore, que quelqu’un parle…

Factuel et dépassionné, « Gregory, la machination familiale » constitue, à date, une bonne synthèse de l’affaire.